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2007

Mois d'août

Les Echos du 16 août

PRYTANEE MILITAIRE

La carrière militaire fermée aux élèves

Le Prytanée militaire de Kati (PMK) a pour vocation initiale la formation des élèves qui se destinent à la carrière militaire. Mais les portes de l'armée semblent aujourd'hui fermées aux pensionnaires de cette école, qui ne sont plus incorporés automatiquement.

Le Prytanée militaire est régi par l'arrêté interministériel n°003195/MF AACC-ME portant sa création, son organisation et son fonctionnement. L'article 24, 1er alinéa de cet arrêté stipule « que les élèves du Prytanée militaire ayant réussi à leur examen de fin d'études de l'enseignement secondaire désirant faire carrière dans l'armée peuvent être présélectionnés en vue de leur préparation pour admission à l'Ecole militaire interarmes. Ils sont alors nommés sergent et inscrits à l'Université pour l'obtention du DEUG conformément aux textes en vigueur » .

Selon l'usage, le directeur du Prytanée soumet à la direction des écoles militaires la liste des élèves sélectionnés sur la base des performances scolaires de leurs trois dernières années académiques. Toutefois, depuis quelques années, l'horizon de l'armée semble bouché pour les élèves finalistes du PMK, qui doivent désormais retourner à la vie civile alors qu'aucun nouveau texte n'abroge officiellement les dispositions ultérieures contraires.

La direction des écoles militaires s'est arrogée le droit d'empêcher des bacheliers de la session de juin 2004 d'être recrutés dans l'armée sans motif valable. L'argument développé par la direction des écoles militaires serait que « les jeunes pourraient échapper au contrôle de l'armée pendant qu'ils sont à l'Université ou que l'armée n'est même pas obligée de les recruter » . Un argument qui ne reposerait sur aucune base légale, car il n'est soutenu par aucun texte.

« Nid de bandits » ?

Mais, il y a un hic, car en 2003, la direction du Prytanée avait envoyé le quota de 10 élèves à incorporer. Face à la pression des parents officiers supérieurs de l'armée de ceux qui n'avaient pas leurs noms sur cette liste, la direction a fini par incorporer l'ensemble de la promotion, soit une trentaine de personnes. Du jamais vu dans l'histoire de cette école où la performance et la rigueur sont de mise. Comme si la notion de performance scolaire était reléguée aux calendes grecques, un élève a même été incorporé alors qu'il était le dernier de sa classe.

Si des bacheliers de 2004 ont été injustement écartés, l'ensemble des bacheliers de 2005 ont tous subi le même sort. Aucun d'eux n'a été incorporé. Comme leurs camarades qui ont servi apparemment de cobayes, ils ont été contraints de retourner à la vie civile. La situation, qui préoccupe les parents des pensionnaires du Prytanée, est connue de la hiérarchie militaire.

Le ministère de la Défense et des Anciens combattants, informé de la situation, est incapable de la gérer. Selon des informations, toutes les conditions semblent réunies pour fermer définitivement le PMK que la hiérarchie militaire qualifierait d'ailleurs « de nid de bandits » .

Si la fermeture du PMK était la solution visée, pourquoi passer par des chemins tortueux sans prendre une mesure réglementaire ? Il serait tout aussi injuste de procéder à des incorporations à la tête du client. On ne saurait accorder le bénéfice de l'incorporation à certains parmi les bacheliers de 2004 et discriminer d'autres pour la simple qu'ils sont déjà boursiers.

La Grande muette a le devoir de tirer au clair cette affaire.

Abdrahamane Dicko

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APE

La liste des produits sensibles maliens

Aux termes d'un atelier de deux jours sur les produits sensibles du Mali dans le cadre des négociations ACP-UE et sur le tarif extérieur commun de la Cédéao , le comité national de suivi des négociations a soumis au gouvernement la liste des produits sensibles/spéciaux du Mali. Elle devra être entérinée avant fin août.

La deuxième phase des négociations de l'Accord de partenariat économique (APE) entre l'Afrique de l'Ouest et l'Union européenne (UE) a été lancée en février dernier à Bruxelles. Elle porte sur la conclusion de certaines mesures ; à savoir : l'acceptation d'un texte de l'Accord, d'une offre d'accès au marché entre les deux parties et l'identification de mesures d'accompagnement et leur financement par la partie européenne.

Dans le cadre de la préparation de l'accès au marché de l'Afrique de l'Ouest, les pays membres ont été invités à faire leur proposition de produits sensibles au plus tard le 31 août 2007 à la Commission de la Cédéao . C'est à cet exercice que s'est livré les 13 et 14 août derniers, le comité national de suivi des négociations APE à travers un atelier de validation de la liste sensibles.

Les participants à la rencontre ont, en outre, planché sur les mesures de défense commerciale disponibles en vue de proposer des traitements spécifiques à ces produits considérés comme sensibles. « L'Afrique de l'Ouest ne peut pas supporter la concurrence face aux producteurs européens bénéficiant d'avance technologique et de soutiens de leurs Etats dans certains cas. La bonne sélection des produits sensibles conditionne la minimisation des coûts économiques du démantèlement tarifaire qu'entraînera l'Accord de libre échange entre l'Union européenne et l'Afrique de l'Ouest » , explique un membre du comité.

Onze milliards CFA de lignes tarifaires

Le Mali, suivant les critères de recettes fiscales, filières d'intervention des couches pauvres auprès des ministères de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche ainsi que les perspectives de développement économique et social, a collecté une trentaine de produits dits sensibles.

En première ligne de cette liste, les produits agricoles (riz, maïs, blé, pomme de terre, lait, volaille, œufs, viande excepté le porc…), les produits de la pêche (poisson d'eau douce), les produits alimentaires industrielles (sucre, farine de blé, pâtes alimentaires, huiles de coton, d'arachide, soja, semoule de farine…), les boissons sucrées ou non, les produits industriels non alimentaires (peinture à huile bâtiment, peinture et vernis auto, savons ordinaires, fils de coton, nattes, cahiers, tissus, sacs tissés en propylène…)

Selon les études, si la totalité des produits de ces lignes tarifaires étaient concernés par les produits sensibles, elles représentent plus de 11 milliards de F CFA, soit 28,85 % des recettes douanières dans les échanges entre le Mali et l'UE. Elles constituent en outre 28,57 % des lignes tarifaires.

Reste au gouvernement malien de se pencher sur ces propositions de produits sensibles et de les adopter avant la fin de ce mois. Elles seront ensuite envoyées à la Commission de la Cédéao qui procédera à l'établissement de la liste régionale des produits sensibles au courant du mois de septembre 2007. Les négociations sur la libéralisation des échanges débuteront en octobre 2007.

Sidiki Y. Dembélé

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TRONÇON DETRUIT A TIMISSADET

Gao coupé du Sud par la pluie

Dans la nuit de samedi 11 août 2007 à dimanche, une pluie a occasionné d'importants dégâts sur l'axe Bamako-Gao , notamment à Timassadet localité située à quelque 63 km de Gao. Des travaux de réaménagement entrepris sur la voie ont subi des dégâts.

En attendant la réfection de la route par la direction régionale des routes une déviation de 4 km a été faite, déviation difficilement praticable par les engins. Ainsi, les cars en provenance de Bamako ou en partance de Gao s'échangent les passagers et bagages sur le lieu indiqué grâce à des manœuvres engagées par des compagnies de transport, une situation qui n'est pas sans conséquence pour les populations de la Cité des Askia.

Les gros porteurs en provenance du Sud du pays avec à leur bord de quoi ravitailler les marchés de Gao sont bloqués à Timassadet . Quant aux compagnies de transport, elles sont dans l'obligation de louer les services des manœuvres et camions bennes pour le transport des bagages sur le lieu du drame.

( correspondance particulière)

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REPONSE AU SIDA

Le ministère des Domaines engage le plaidoyer

Avec un taux de prévalence de 1,3 % du VIH, le Mali fait face à une situation qui requiert une grande vigilance. C'est ce que fait le ministère des Domaines de l'Etat et des Affaires foncières.

A la suite de plusieurs départements, le ministère des Domaines de l'Etat et des Affaires foncières a tenu hier dans sa salle de conférences une journée de plaidoyer sur le VIH à l'intention de ses agents. La journée, initiée par la cellule sectorielle VIH/Sida du MDEAF en tandem avec le secrétariat exécutif du Haut conseil national de lutte contre le Sida et l'USAID Health Policy Initiative, était présidée par le secrétaire général du ministère, Oumar Fabougoury Traoré. Plus qu'une sonnette d'alarme, elle visait à mettre au même niveau d'information les cadres des Domaines de l'Etat sur l'évolution et les ravages causés par le VIH qui sévit dans notre pays depuis plus de 20 ans.

Selon l'Enquête démographique et de santé (EDS), la prévalence du VIH est de 1,3 % au Mali. Du reste, la surveillance sentinelle de 2005, c'est-à-dire l'enquête spécifique des femmes enceintes, a donné un taux de 3,4 %. Des données statistiques livrées aux participants révèlent que près de 70 % des personnes vivant avec le VIH dans le monde se trouvent en Afrique subsaharienne. Les mêmes sources indiquent que 30 à 40 % de bébés nés de mères du VIH sont infectés.

D'autres taux montrent que le Mali fait face à une situation qui requiert une grande vigilance en ce sens que la zone la plus contaminée est le district de Bamako avec 2 %, suivi de Mopti (1,6 %), Ségou (1,5 %), Kayes, Sikasso, Tombouctou et Gao (0,7 %). Kidal occupe la queue du peloton avec 0,6 %. Plus simplement, plus de 120 000 personnes étaient infectées par le VIH au Mali en 2004 et sur 5 personnes infectées, 3 sont des femmes. Une situation qui s'expliquerait par la multiplicité des partenaires sexuels, la faible utilisation du préservatif, la précocité de l'activité sexuelle, etc.

Si des efforts plus soutenus ne sont pas déployés, le Mali comptera en 2010 entre 500 000 et 700 000 personnes infectées par le virus et au mieux des cas, il aura sur les bras 170 000 personnes infectées selon les prévisions de Health Policy Initiative. La situation est d'autant plus préoccupante que ce sont les bras valides (25 et 39 ans) qui payent le lourd tribut à la pandémie. Pis, la majorité des personnes touchées ignorent qu'elles traînent le virus et continuent d'avoir des comportements à risque favorisant l'expansion du VIH.

Toutes choses qui ont fait dire au secrétaire général du MDEAF, que l'impérieuse urgence d'agir dans une synergie d'actions s'impose . « Le VIH a des conséquences sur tous les secteurs socio-économiques, c'est pourquoi la réponse à cette pandémie doit aussi être multisectorielle » . Et à Fabougoury Traoré de réitérer l'engagement du ministre à œuvrer aux côtés de la cellule sectorielle pour freiner la propagation du VIH/Sida au Mali.

Mohamed Daou

 

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DROITS DES HANDICAPES

Il reste beaucoup à faire au Mali

Le conseil des ministres du 8 août dernier a adopté les projets de textes portant ratification de la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées et le protocole facultatif se rapportant à ladite Convention, adoptés le 13 décembre 2006 à New York. Mais de la coupe aux lèvres, il y a loin.

Les personnes handicapées (près de 650 millions dans le monde) continuent de faire l'objet de violations des droits de l'Homme dans toutes les parties du monde et d'être confrontées à des obstacles à leur participation à la société en tant que membres égaux de celle-ci. Et ceci en dépit des divers instruments et engagements relatifs aux droits de l'Homme et aux libertés fondamentales. Un constat amer qui avait amené la communauté internationale à adopter une convention relative aux droits des personnes handicapées.

Aussi, la Convention et son protocole facultatif qui ont été adoptés par l'Assemblée générale se veulent « un instrument de promotion et de protection des droits et de la dignité des personnes handicapées entendues comme des personnes qui présentent des incapacités physiques, mentales, intellectuelles ou sensorielles durables dont l'interaction avec diverses bannières peut faire obstacle à leur pleine et effective participation à la société sur la base de l'égalité avec les autres » .

Aux termes de la Convention, les Etats-parties s'engagent « à garantir et à promouvoir le plein exercice de tous les droits de l'Homme et de toutes les libertés fondamentales de toutes les personnes handicapées sans discrimination d'aucune sorte fondée sur le handicap » .

A cet effet, ils s'obligent à prendre toutes mesures appropriées pour mettre en œuvre les droits reconnus aux personnes handicapées. Ces mesures comprennent, entre autres, l'interdiction de toutes les discriminations fondées sur le handicap, la sensibilisation de l'ensemble de la société à la situation des personnes handicapées, la facilitation de l'accès des personnes handicapées à l'environnement physique, aux transports, à l'information, la prévention de toutes les formes d'exploitation, de violence et de maltraitance des personnes handicapées, la facilitation de l'accès des personnes handicapées, à des aides à la mobilité, appareils et accessoires, technologies d'assistance…

Il faut souligner que par rapport à cette situation, le Mali est loin d'être une référence par rapport au respect des droits des handicapés. Au niveau des administrations, des textes accordent la priorité aux personnes âgées ou handicapées. Mais, ces dispositions ne sont jamais respectées. Il faut souvent la bienveillance de certains usagers pour que les handicapés jouissent de cette priorité. Sans compter qu'ils sont également victimes de discrimination dans l'accès à l'éducation, à la santé, au travail, la participation à la vie publique et culturelle ainsi qu'aux sports.

Au niveau du Haut commissariat aux droits de l'Homme, un Comité des droits des personnes handicapées, composé d'experts, est chargé d'examiner les rapports que les Etats doivent présenter et de recevoir et examiner les communications présentées par des particuliers ou groupes de particuliers qui prétendent être victimes d'une violation par un Etat-partie des dispositions de la Convention.

Certes, en ratifiant la Convention, le Mali confirme son engagement à œuvrer à l'effectivité des droits de l'Homme en général et à ceux des personnes handicapées en particulier. Mais, cela ne doit pas être considéré comme une fin en soi car il y a encore beaucoup à faire pour les personnes handicapées.

Moussa Bolly

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POUR L'ABANDON DE L'EXCISION

L'UNFPA renforce l'intervention des associations

Le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) a remis mercredi plusieurs chèques d'un montant global de 13 744 000 F CFA à une douzaine d'organisations et associations œuvrant pour l'abandon de la pratique de l'excision. Cette subvention est destinée à les appuyer dans la réalisation de leurs activités.

Les chèques ont été remis aux différents bénéficiaires par le représentant du UNFPA, le secrétaire général du ministère de la Promotion de la femme, de l'Enfant et de la Famille et le représentant de la direction de la coopération internationale en présence du coordinateur du Projet d'appui à la santé de la femme ( Pasaf ).

Selon le représentant de UNFPA, Dr. Mamadou Diallo, l'Organisation des Nations unies continuera à appuyer les actions des ONG et associations en vue d'améliorer la santé de la femme au Mali. Dr. Diallo s'est réjoui des résultats obtenus sur le terrain en matière d'abandon de l'excision.

Tout en appelant les bénéficiaires à faire bon usage de la subvention ainsi reçue, le secrétaire général du département de la Femme, de l'Enfant et de la Famille, Youssouf Sangaré a mis l'accent sur l'excellente coopération entre le Mali et l'UNFPA qui, a-t-il souligné, participe au financement du Pasaf .

Quant aux bénéficiaires, par leur porte-parole, Mohamed Ben Chérif Diabaté du Réseau des communicateurs traditionnels, ils ont assuré leur partenaire onusien de l'utilisation judicieuse qui sera fait des fonds.

La sensibilisation, l'instauration d'un dialogue social sur l'excision, les méfaits de la pratique sur la santé de la femme sont, entre autres, les activités que mènent les différentes associations bénéficiaires de la subvention.

Denis Koné

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SECURITE ALIMENTAIRE AU SAHEL

Une bonne pluviométrie en perspective

Les prévisions saisonnières et climatologiques mises à jour par ACMAD ( African Center of Meteorological Applications for Development ) confirment qu'une bonne partie des pays sahéliens connaîtra une situation pluviométrique normale à légèrement excédentaire.

Toutefois, au-delà de ces prévisions saisonnières, la réalité indique un démarrage difficile de la campagne agricole 2007/2008 dans l'ensemble du Sahel avec notamment une pluviométrie irrégulière. Ainsi, dans certains pays comme le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad, des précipitations irrégulières et insuffisantes ont été observées jusqu'à la 3e décade de juin 2007. Ce qui a évidemment ralenti le rythme des semis en humide.

La situation n'est guère meilleure dans des pays comme la Guinée-Bissau, la Gambie, la Mauritanie ou le Sénégal où même des retards de semis sont observés. Au Mali par exemple, à la date du 20 juin 2007, seulement 16 % des semis prévus pour le mil ont été réalisés, contre 38,63 % à la même période en 2006. Pour le coton, ces pourcentages sont respectivement de 32,78 % en 2007 contre 70,15 % en 2006. La situation était particulièrement critique pour le coton, pour lequel la période optimale de semis est celle d'avant le 20 juillet.

Concernant le bétail, les pâturages sont en cours de régénération ainsi que la reconstitution des réserves d'eau. Au regard de cette situation d'ensemble marquée par des resemis et des stress hydriques à certains endroits, les possibilités de récupération des cultures affectées par les faibles pluies dépendront des conditions pluviométriques des mois d' août-septembre , comme cela a été le cas pendant l'hivernage 2006.

Au Niger par exemple, 57 % des villages avaient semé à la fin juin 2007. Une situation légèrement moins bonne (46 %) avait été observée à la même période en 2006. Cela laisse croire que tout est encore possible dans le Sahel, en dépit de cette installation difficile de la saison hivernale.

L'analyse de la situation alimentaire faite par les différentes sources d'information indique que celle-ci demeure globalement satisfaisante en dépit des poches d'insécurité alimentaire dans certaines localités. Ainsi, dans certains pays comme la Guinée-Bissau, le Niger ou la Mauritanie, ces poches d'insécurité alimentaire sont essentiellement dues à des problèmes d'accès aux aliments.

En Guinée-Bissau par exemple, le commerce de noix de cajou, principale source de revenus pour les populations rurales, connaît toujours des problèmes. Un contexte présentant des risques d'aggravation des difficultés d'accès des populations vulnérables aux ressources alimentaires.

Dans des pays comme le Tchad, la situation de conflit constitue un élément déterminant, avec plus de 140 000 personnes déplacées (IDP), dont une bonne partie n'a pas accès à la terre et aux intrants pour la présente campagne agricole. Mais, la situation alimentaire reste globalement satisfaisante avec un bon approvisionnement des marchés. Les prix connaissent des hausses pour certains produits. Une situation normale en cette période de soudure, à laquelle s'ajoute la prudence des producteurs pour la mise sur le marché des anciens stocks en raison du démarrage tardif de la saison hivernale.

Pour l'heure, aucune action d'urgence alimentaire n'est envisagée en dépit de ce démarrage difficile de la saison hivernale. Tout laisse croire à une période d'accalmie générale même si des poches d'insécurité alimentaire existent bien dans la plupart des pays.

Moussa Bolly

( avec le Club du Sahel)

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MALI-BURKINA EN AMICAL

Pathé convoque 23 Aigles

L'entraîneur adjoint des Aigles du Mali, Amadou Pathé Diallo, a publié la liste des 23 joueurs sélectionnés pour le match amical contre l'équipe nationale du Burkina Faso "Les Etalons" prévu le 22 août en France. Le Burkina est le troisième sparring-partenaire des Aigles après les refus des Super Eagles du Nigeria et de la Guadeloupe.

La liste publiée par Pathé Diallo comprend 19 internationaux évoluant dans les championnats européens de première et deuxième divisions, du Golfe, d'Afrique et 4 joueurs locaux, notamment Abdoulaye Diakité (CSK), Souleymane Dembélé ( Djoliba AC), Soumbeyla Diakité (Stade malien de Bamako) et Boubacar S. Koné (ASB), ex-El Merrieckh du Soudan.

 

Les 23 joueurs convoqués :

Mahamadou Sidibé ( Pasgiannia ), Adama Coulibaly (Lens), Souleymane Diamouténé (Lecce), Cédric Kanté (Nice), Eric Chelles (Valenciennes), Adama Tamboura (Helsingborg), Boubacar S. Koné (ASB), Moussa Coulibaly ( Mouloudia d'Alger), Mohamed Lamine Sissoko (Liverpool,), Seydou Kéita (FC Séville), Bassala Touré ( Levadiakos ), Drissa Diakité (Nice), Mahamadou Diarra (Réal Madrid), Djibril Sidibé (Châteauroux), Alphousseiny Kéita (Le Mans), Frédéric Oumar Kanouté (FC Séville), Mamadou Diallo (FC Quatar ), Mamadi Sidibé ( Stoke City), Dramane Traoré ( Lokomotiv ), Cheick Oumar Dabo (Le Havre), Abdoulaye Diakité (CSK), Souleymane Dembélé ( Djoliba AC), Soumbeyla Diakité (Stade malien Bamako).

 

 

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Du nouveau aux éditions jamana

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Le mouvement mondial des femmes

Prix:4500f cfa

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