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2007

Mois d'août

Les Echos du 14 août

RESULTATS DEFINITIFS DES LEGISLATIVES

L' Adéma digère la perte de 4 députés

L'Alliance pour la démocratie au Mali/Parti africain pour la solidarité et la justice ( Adéma /PASJ) a perdu quatre députés pour fraudes électorales. Mais c'est la non-réélection du président de son groupe parlementaire, Moustapha Dicko dans son fief de Douentza , qui chagrine le plus le parti de l'Abeille.

L' Adéma /PASJ avait remporté le scrutin dans les circonscriptions électorales de Koulikoro, Goundam et Tombouctou. Mais elle a finalement perdu ses élus après l'examen des différentes requêtes en annulation formulées par des partis politiques ou candidats indépendants. La Cour constitutionnelle a conclu que le scrutin, dans les circonscriptions de Koulikoro, Goundam et Tombouctou, a été émaillé de fraudes et a procédé à l'annulation et au réaménagement des résultats du scrutin. Ainsi, l' Adéma perd quatre députés.

Cette « saignée » ne semble pas émouvoir outre mesure le parti qui reste toujours la première force à l'Assemblée nationale avec 51 députés. « Nous constatons que l' Adéma a perdu quatre députés et nous en prenons acte » , indique Marimantia Diarra , secrétaire général de l' Adéma qui regrette que son parti  « n'a pas obtenu de député à Kéniéba , Ansongo et surtout Douentza  ». Dans cette dernière circonscription, la liste Adéma était conduite par le président du groupe parlementaire l'honorable Moustapha Dicko . Cette défaite reste une arête dans la gorge de la formation dirigée par Dioncounda Traoré

Toutefois, pour Dialla Danioko , le secrétaire à la communication, « l' Adéma ne commente pas la décision de la Cour constitutionnelle » . Il ajoute que « nous acceptons les verdicts de la Cour constitutionnelle. Le comité exécutif ne s'est pas encore réuni. Mais l' Adéma accepte le verdict ». « L' Adéma est le premier parti de la place. Les élections ont confirmé notre position. Nous continuerons à travailler pour conforter cette position » , conclut-il.

Sidiki Doumbia

( stagiaire )

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PARTENARIAT ACP-UE

Le Mali peaufine sa liste des produits sensibles

Le comité national de suivi des négociations APE a réuni hier, les représentants de départements ministériels, du secteur privé et de la société civile pour examiner et adopter la liste provisoire des produits sensibles et spéciaux du Mali. Les productions agricoles et industrielles figurent en tête de liste du Mali.

Cet exercice, c'est-à-dire la détermination des produits sensibles et spéciaux, est l'une des étapes importantes de la 2e phase des négociations entre les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et l'Union européenne. Selon le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Moussa Diakité, « il s'agira, à travers ces choix, de minimiser les coûts de la libéralisation des échanges entre l'Afrique de l'Ouest et l'UE non seulement du point de vue finances publiques mais aussi et surtout le choc du point de vue économique » . La détermination de ces produits dits sensibles vise donc à minimiser les pertes de recettes fiscales, estimées à une vingtaine de milliards par an pour le Mali et à protéger les secteurs de production vulnérables.

Si l'Union européenne s'engage à ouvrir ses marchés à tous les produits sauf le sucre et le riz, jusqu'à une période transitoire, le Mali veut garder le monopole des produits pourvoyeurs de plus de 100 millions de F CFA de recettes par an au niveau du cordon douanier. Et conformément aux ateliers de Dakar et de Ouagadougou sur les critères de détermination des produits sensibles, notre pays, dira le président du comité Ibrahim Boubacar Bâ, a mis l'accent sur les produits agricoles et alimentaires dans le cadre de la sécurité alimentaire ainsi que les productions industrielles.

Trente-deux produits et dérivés

Au nombre des produits sensibles et spéciaux du Mali soumis à examen figurent les espèces domestiques (coq, canard, oie, dinde, pintade…), les viandes des animaux de l'espèce bovine, le lait et crème de lait, non concentrés ni additionnés de sucre ou d'autres édulcorants, les pommes de terres à l'état frais ou réfrigéré, les oignons, échalotes, poireaux et autres légumes alliacés, le maïs, le riz, l'huile de soja et ses fractions, les huiles de tournesol, de carthame ou de coton et leurs fractions, sucres de cannes ou de betterave et saccharose, pâtes alimentaires, alcool éthylique non dénaturé d'un titre alcoométrique volumique de moins de 80 %, eaux de vie, liqueurs et autres spiritueux.

Sur les produits industriels, on note les peintures et vernis à base de polymère synthétique ou naturelle, les fils de coton (autres que les fils à coudre), les tissus de coton contenant au moins 85 % en poids de coton, d'un poids n'excédant pas 200 g/m2, les tissus de fils de filaments synthétiques et artificiels, les tissus de fibres artificielles, les sacs et sachets d'emballage, piles et batteries de piles électriques, les sommiers, etc.

Ces propositions, s'ils sont adoptés au Mali, seront soumises à la Cédéao , dans le cadre des négociations globales, pour agrégation au cours d'un atelier régional prévu à la fin de septembre 2007.

Déjà, l'UE, aux dires du chef de la Commission européenne au Mali, S. E. Mme Irène Horejs , a prévu des mesures compensatoires pour combler les déficits des recettes douanières, soigner l'environnement des entreprises africaines pour les rendre plus attractives et ajuster l'appareil de production pour le rendre beaucoup plus compétitif.

Sidiki Y. Dembélé

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RECONNAISSANCE DE DIPLOMES

Cacophonie au sommet de l'Etat

Les écoles de formation professionnelle au niveau du supérieures pullulent au Mali depuis un certain temps. Elles sont agréées par le ministère de l'Education nationale, mais leurs diplômes ne le sont pas. L'Institut des sciences politiques, des relations internationales et de la communication (Ispric), qui a récemment gagné un procès contre l'Etat, peine à faire reconnaître les siens.

Le combat des écoles privées supérieur demeure celui de la reconnaissance de leurs diplômes par l'Etat. Le paradoxe est que ces écoles, qui ont pignon sur rue dans notre pays depuis une décennie, ont été toutes autorisées par le ministère de l'Education nationale. Ce même département refuse pourtant de reconnaître leurs diplômes, condition sine qua non de la participation de leurs sortants aux concours d'intégration à la fonction publique.

Un autre paradoxe est qu'au moment où les étudiants réguliers ne sont pas autorisés à se présenter aux concours organisés par l'Etat, des fonctionnaires qui prennent des cours dans ces établissements sont automatiquement reclassés par décision du ministre de la Fonction publique.

Le cas de l' Ispric , un établissement d'enseignement supérieur, qui n'est d'ailleurs pas le seul, illustre parfaitement l'injustice de l'Etat et même son refus à respecter ses propres textes. Cet établissement, situé à la Cité Unicef à Niamakoro , a vu le jour courant 1999 et autorisé par arrêté du ministre de l'Education n°000945/MEG/SG du 30 mars 2000. Des jeunes bacheliers ou diplômés équivalents y sont formés en même temps que des agents de l'Etat et autres travailleurs qui veulent décrocher des diplômes supérieurs dans des domaines comme le droit, les relations internationales, la communication ou les sciences politiques.

Le ministère de l'Education justifie son refus par le fait que « seuls peuvent se présenter aux concours de la fonction publique, les étudiants régulièrement inscrits dans une structure de formation de l'Université et ayant suivi avec assiduité durant l'année les travaux dirigés et les travaux pratiques » .

La Cour suprême bafouée

Pourtant, pour les fonctionnaires émargeant au budget d'Etat ou même les agents de services parapublics, le problème ne s'est jamais posé s'agissant de la reconnaissance de leurs parchemins. Aussitôt qu'ils bouclent leur cycle de licence, de maîtrise ou de DEUG, ils sont automatiquement reclassés par leurs services employeurs avec l'accord du ministre de la Fonction publique. Plus d'une trentaine de fonctionnaires des ministères des Finances, de l'Administration territoriale, de l'Education, des agents de la douane, de l'INPS, de la Sotelma , etc., formés soit à Technolab-Ista soit à l' Ispric , ont été reclassés dès 2005.

Le cas le plus récent concerne un agent de la direction du protocole de la République, titulaire d'un diplôme de droit public de la session de juin 2006 de l' Ispric , régularisé professeur titulaire de l'enseignement secondaire au grade de 3e classe 2e échelon (indice 376) à compter du 1er octobre 2006. Il était avant cette formation maître principal de 3e classe 6e échelon (indice 309).

Les portes de la fonction publique continuent d'être fermées aux diplômés réguliers dont la motivation est d'avoir les aptitudes professionnelles pour compter sur un emploi. Les écoles professionnelles ont frappé en vain à toutes les portes. L' Ispric a fini par explorer la voie judiciaire. Il a assigné le ministère de l'Education nationale devant le Tribunal administratif de Bamako qui avait déclaré son recours « non fondé ».

La section administrative de la Cour suprême, saisie en appel, a annulé le jugement n°114 du 24 décembre 2003 du Tribunal administratif pour incompétence. L'arrêt n°24 du 18 mai 2006 de la Cour donne droit à la requête de l' Ispric relative à la participation de ses étudiants aux différents concours organisés par l'Etat.

L'arrêt de la Cour suprême est jusque-là ignoré par l'Etat qui refuse de l'appliquer. Pour preuve : le dossier des étudiants de l' Ispric n'a pas encore été accepté aux derniers concours de recrutement dans la fonction publique.

Abdrahamane Dicko

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EAU ET ELECTRICITE

Le défi de la nationalisation

« Enjeux et défis de la nationalisation de l'eau et l'électricité » était au centre d'une conférence débats samedi au complexe sportif de Sogoniko . Organisée par la Coalition des alternatives africaines/dette et développement (CAD-Mali), cette conférence est la première d'une série qui s'étendra à toute la capitale.

En initiant une série de conférences sur les enjeux et défis de la nationalisation de l'eau et l'électricité, CAD-Mali, aux dires de sa présidente Barry Aminata Touré, veut instaurer le débat contre « l'injustice sociale et économique, la politique de libéralisation imposée à nos Etats par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international avec la complicité de certaines multinationales » .

Le but recherché est donc de fustiger les politiques de privatisation des sociétés et entreprises d'Etat et « exiger » leur ré nationalisation. Alors, pour l'EDM-SA, les questions centrales, selon les deux conférenciers l'économiste consultant Daouda Moussa Koné et Sékou Diarra, socio économiste, portent sur les profits, les pertes ainsi que les difficultés de la nationalisation de l'eau et de l'électricité.

Dans son exposé, le premier a évoqué les différents parcours de la société EDM de sa création le 14 octobre 1960 à 2005. Société étatique en 1960 avec 55 % du capital, l'EDM sera privatisée en 2000 avec 60 % au capital étranger. « Car, 40 ans après sa privatisation, EDM n'a pu assurer que 8 % de la couverture en milieu urbain et 1 % en milieu rural et 25 % pour l'eau. La privatisation qui devait corriger ces lacunes ne fera qu'enfoncer davantage la société avec son lot de flambée de prix des produits et subventions. Le Trésor public a dépensé 17 milliards de subventions au profit de Saur International. Et sur les 142 milliards qu'il devait investir, Saur n'a déboursé que 49 milliards » , a expliqué M. Koné. Ce qui amènera l'Etat à retirer Saur International du capital en 2005.

Le Faso, pourquoi pas le Mali ?

Ainsi commence la troisième vie de la société avec 66 % du capital à l'Etat et 34 % à IPS-W. Mais, pour le conférencier, le Mali doit exclure totalement le capital étranger de la gestion d'un secteur aussi stratégique que l'eau et l'électricité. Car, avancera-t-il, « on a tout à gagner dans la nationalisation. Mais, on a tout à perdre avec le capital étranger » .

Abondant dans le même sens, le second conférencier Sékou Diarra dira que « l'eau est un droit fondamental et ne doit être, en aucun cas, une ressource marchandisable  » . Prenant exemple sur des pays comme le Brésil, M. Diarra a souligné que dans un monde où les puissances mondiales ont décidé de tout privatiser sur leur passage, y compris nos vies, la riposte doit venir des citoyens à la base.

La nationalisation, a-t-il poursuivi, repose sur un ensemble d'enjeux au nombre desquels la question de la dépendance, de l'économie et des finances, de l'écologie, etc. Face à ces enjeux, les défis sont énormes. Il s'agit, entre autres, de la transparence, de la participation des communautés à la gestion de l'eau, la responsabilisation des acteurs, la gestion efficiente des bénéfices.

Des débats houleux avec notamment les contributions du syndicat d'EDM-SA, il est ressorti que la nationalisation est bien possible. « Au Burkina Faso où il n'y a pas de fleuve, l'eau coule à flot dans les robinets et à moindre coût. Il suffit seulement qu'il y ait de la volonté politique » , a conclu le conférencier.

Sidiki Y. Dembélé

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REACTIONS AU MESSAGE DU MINISTERE DE L'ECONOMIE

Des performances pas si visibles !

La réalité, aujourd'hui, est que la pauvreté gagne du terrain. Le pouvoir d'achat diminue aussi parce qu'il y a très peu de création d'emploi. Rendez - vous à la Z one industrielle et vous constaterez que les usines ferment régulièrement. A la différence d ' autres pays, qu'avons-nous fait pour sauver Huicoma et les autres usines qui employaient des milliers de personnes ?

C'est avec intérêt que j'ai suivi le message du ministère de l'Economie et des Finances paru dans le quotidien indépendant de Jamana « Les Echos », le quotidien national, L'Essor et plus récemment dans la plupart des journaux de la place sous le titre : « Economie malienne : des performances visibles » , dans lequel le ministère dresse un bilan positif de notre économie.

De la croissance économique à l'investissement en passant par la politique budgétaire, l'Hôtel des finances porte le chapeau du porte-parole du gouvernement, en notant « l'engagement résolu du gouvernement de placer la lutte contre la pauvreté au centre de l'ensemble de ses politiques et stratégies de développement » .

J'estime que l'idéal aurait été de passer le message à travers une conférence de presse (objectivité oblige) pour pouvoir défendre objectivement le rapport, la méthodologie choisie pour passer le message fait du ministère concerné juge et partie. Cependant, à travers ces quelques lignes, il est loisible de soumettre un point de vue critique du message qui ne manque pas d'éloges pour le gouvernement.

Le message indique qu'en matière d'économie, le ministère se félicite de la croissance moyenne de 5,1 % entre 2002 et 2006. Force est de constater que ce taux est certes respectable, mais le diable est dans les détails. La portée de cette croissance est surestimée puisque que les facteurs de production qui en sont l'ingrédient ne sont pas de nature à endiguer la pauvreté, encore moins à améliorer le niveau de vie des populations. Quand le prix de l'or augmente, ce sont les investisseurs étrangers qui en profitent puisque nous détenons moins de 20 % des parts des capitaux. Quand nous augmentons la production d'or, là encore, c'est les propriétaires de l'or que sont les multinationales qui en tirent profits.

Vous direz certainement que les 18 % permettront de financer les projets de développement. Théoriquement, cela est envisageable, mais la réalité est autre chose. Donc lier cette croissance à une quelconque réduction de la pauvreté ou l'amélioration de nos conditions de vie est inexacte. Ce dont nous avons besoin comme ingrédients de la croissance sont : exportation des produits finis et donc à une forte valeur ajoutée, l'efficacité de nos services publics, moins de barrières gouvernementales au développement du secteur privé, plus de lucidité dans les politiques, et surtout des informations pertinentes et complètes, aussi compromettantes qu'elles soient.

Investissement

Selon le message, «   la période 2002-2006 a été marquée par d'énormes flux d'investissements privés et publics, notamment la construction des mines d'or et les chantiers immobiliers » . Comme nous ne cessons de le répéter, l'or du Mali n'est pas aux Maliens et discuter de son apport budgétaire comme synonyme de réduction de la pauvreté est une politique de déception. Quant aux chantiers immobiliers, à part les logements sociaux qui sont tout aussi discutables, l'investissement de la Libye est visible partout.

Qu'il s'agisse de Malibya , Sofitel , ou Kempinski , ce sont des milliards qui sont injectés dans l'économie malienne. Mais là encore, c'est l'exception à la règle qui domine. Les investissements immobiliers produisent des effets immobiliers, donc le rendement est très limité par rapport aux autres secteurs comme l'industrie par exemple. L'industrie multiplie non seulement la richesse pour les investisseurs, mais elle contribue aussi au pouvoir d'achat surtout quand c'est des milliers d'emplois qui sont créés. Encore plus important, l'investissement étranger dans l'industrie nous enrichit en nous équipant du savoir-faire des autres, pour qu'un jour, nous soyons aussi un pays d'exportateur.

La réalité, aujourd'hui, est que la pauvreté gagne du terrain. Le pouvoir d'achat diminue aussi parce qu'il y a très peu de création d'emploi. Rendez-vous à la Zone industrielle et vous constaterez que les usines ferment régulièrement. A la différence d'autres pays, qu'avons-nous fait pour sauver Huicoma et les autres usines qui employaient des milliers de personnes ? Les vraies questions que le ministère esquive sciemment sont : Comment a évolué le taux de pauvreté de 2002 à 2007 ? Quelle est la part des exportations des produits non miniers dans le PIB du pays ? Combien d'emplois ont été créés depuis 2002 ?

Combien d'usines ont été créées depuis 2002 et combien ont fermé les portes sans un apport quelconque du pouvoir ? Qu'en est-il des exonérations qui ont été distribuées çà et là de façon imprévisible sans qu'il y ait un impact quelconque sur les prix de produits de première nécessité ? Et les centaines de milliards de déficits chaque année ?

Voilà entre autres des vraies questions dont les réponses permettront de nous éclairer, objectivement, sur la position de l'économie malienne. En lieu et place de cette réponse tant attendue, c'est le contraire de votre message qui s'impose.

Soya Djigué

( économiste à Bamako)

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 MARIAGES PRECOCES

Le carnage des filles dans la région de Kayes

De nombreuses filles mariées à 10, 11 ou 12 ans ont trouvé la mort ces dernières années dans d es cercles de la r é gion de Kayes des suites des complications de la première nuit des noces . Malgré s es multiples m éfaits, Peul s et Soninké de la région ont du mal à abandonner la pratique du mariage précoce .

Marier les filles à l'âge de 10, 11 ou 12 ans est une pratique courante en milieux peul et soninké en première région. Les cultures ancestrales de ces ethnies l'encouragent quoique continuant à semer la mort.

Mais, de nos jours, force est de reconnaître que le mariage précoce constitue une entrave grave à l'épanouissement de la jeune fille. Il l'écarte d'emblée de la scolarisation, de la santé et même de la participation à la gestion de la cité. Souvent, c'est sa vie même qui est menacée. Ainsi de nombreuses filles en sont décédées dans la région de Kayes en 2005, 2006 et 2007. Conséquence des assauts de leurs premières nuits de noces.

« La première de la classe de 8e année à Youri second cycle a été mariée contre son gré pendant les vacances. Elle ne pourra plus continuer les études. En avril 2005, à Djewaila dans la Commune de Korera-Kore , une jeune fille mariée à l'âge de 13 ans environ, est décédée à la suite des complications survenues de sa première rencontre nuptiale. D'autres cas se sont passés à Balle et Yerere en février 2006. Présentement, les jeunes mariées utilisent des stupéfiants lors de la première rencontre nuptiale, ce qui est une pratique déplorable » , témoigne Mme Hiri Maguiraga , la présidente de la Coordination des associations et ONG feminimes ( Cafo ) de Nioro.

Selon l'adjudant Mamadou Fané de la brigade territoriale de Nioro, « on doit lutter contre le mariage précoce. Cette pratique a tué beaucoup de filles de notre cercle. Il y a beaucoup de cas de décès causés par le mariage précoce et qui échappent à notre connaissance. Mais la Cafo nous signale chaque fois des cas. Les parents de ces filles victimes du mariage précoce sont tous détenus à la prison de Nioro » .

Et pourtant, malgré les multiples méfaits et les menaces des autorités, les Peuls et les Soninké du cercle de Nioro et d'autres de la région de Kayes continuent de célébrer en cachette des mariages précoces. Et chaque jour, ils font des victimes silencieuses. C'est sur cette base que la Cafo locale a interepelé les autorités afin de trouver une solution immédiate et efficace au phenomène .

Espoirs

Il ressort des réunions de la Cafo de Nioro que pour freiner les mariages précoces, il faut la participation des radios locales. La radio pourrait, estime-t-on, être d'un apport capital dans l'éradication de ce fléau.

Le Mali est un pays à culture d'oralité où 80 % de la population est analphabète, mais il a l'avantage de posséder aujourd'hui des radios de proximité dans quasiment toutes les localités. Ces radios ont la particularité d'atteindre un grand nombre de la population en même temps sans altérer le contenu du message initial et de communiquer dans les langues du terroir. Ainsi, elles demeurent un créneau prioritaire que tous les acteurs devront utiliser en vue de l'atteinte d'une veritable promotion des droits des femmes et des filles notamment en matière de méfaits des mariages précoces.

C'est consciente de cela que l'Union des radios et télévisions libres du Mali ( Urtel ), en collaboration avec la direction nationale de la promotion de la femme et la Cafo , a organisé à Nioro du Sahel les 8, 9 et 10 août un atelier de production de messages d'information et de sensibilisation des chefs traditionnels et religieux avec l'appui des décideurs politiques et administratifs, des leaders d'associations de femmes, des services et des ONG sur les méfaits du mariage précoce. Cet atelier s'est tenu dans le cadre de la mise en œuvre du plan d'action 2007 du programme de coopération Mali/Unicef (2003-2007).

Selon le lieutenant-colonel Fallé Tangara, le préfet du cercle de Nioro,  « en dépit des délais courts de l'atelier, les participants ont produit des messages. Je m'engage à faire passer le message dans les radios locales de Nioro » .

Au cours de l'atelier, une émission publique a été réalisée sur les conséquences du mariage précoce à Gogui , un village de Nioro à la frontière avec la Mauritanie. « Nous étions dans l'ignorance. On mariait les filles à 9, 10, 11 ou 12 ans. On a maintenant vu la réalité. On ne fera plus cette pratique » , promet le chef de village de Gogui .

Pour le représentant des communicateurs traditionnels, « aucun mariage ne peut se faire sans la participation des griots. Nous sommes maintenant informés sur le fléau. Nous n'allons plus laisser les parents donner leurs filles avant l'âge de leur maturité » .

Sidiki Doumbia

( envoyé spécial)

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ENTRETIEN ROUTIER

Plus de 9 milliards à l'eau ?

En dépit des fonds déboursés pour l'entretien de nos routes, la dégradation de plusieurs d'entre elles est perceptible et beaucoup de nos compatriotes ne cessent de se plaindre. Responsabilité partagée ou insuffisance de fonds ?

La sécurité routière est devenue un sujet de préoccupation majeure dans notre pays en raison du nombre croissant des accidents de la circulation et de leurs conséquences en termes de coûts sociaux et économiques : pertes en vies humaines surtout des jeunes et des actifs, dommages corporels et matériels. Même si certains de nos compatriotes écartent la thèse de la dégradation des routes comme causes d'accidents, elle y joue sa partition. Aujourd'hui, nombreuses sont nos routes qui sont en état de dégradation continue au vu et au su de tout le monde.

Après la construction des routes, leur entretien devient nécessaire pour non seulement permettre de prolonger leur durée de vie mais surtout de sécuriser les millions d'usagers. Malgré les difficultés, le gouvernement, depuis 2000, a entrepris des efforts pour développer et entretenir le réseau. C'est ainsi qu'a été votée la loi n°00-051 du 4 août 2000 portant création de l'Autorité routière du Mali, qui a pour objectif de se doter de ressources suffisantes et pérennes afin d'assurer le financement de l'entretien routier, y compris les voies urbaines aménagées.

Des sommes importantes sont annuellement débloquées pour la construction des routes au Mali. En 2007, ce sont environ 11 milliards de F CFA qui ont été octroyés par les bailleurs de fonds (Banque mondiale, Bad …) contre 10 milliards en 2006, et visiblement les chiffres augmentent chaque année. Selon le directeur de l'Autorité routière du Mali, Mory Kanté, « ces sommes sont débloquées pour seulement le bitumage de nos axes routiers et sont insuffisantes au regard de l'immensité du territoire national » .

L'on se demande s'il est judicieux de parler de construction de nouvelles routes alors que celles existantes sont en état de « délabrement et de dégradation ». Sur ce point, le directeur de l'Autorité routière souligne que les coûts d'entretien des routes (9 milliards par an) proviennent des caisses de l'Etat et qu'ils « dépassent plus souvent les prévisions budgétaires » . Il ajoute que « 70 % de nos routes ont été bitumées sous Modibo Kéita. Maintenant, leur entretien intervient dans le cadre du programme annuel d'entretien des routes et par ordre de priorité et selon les urgences en tenant compte des contraintes budgétaires » .

Le hic est que les résultats de ces entretiens ne s'avèrent pas efficaces sur le terrain vu le fait que seulement quelque temps après les mêmes problèmes restent à déplorer et les citoyens se demandent si les fonds déboursés sont réellement injectés dans la réparation des routes dégradées. Conséquence : ce sont les mêmes routes dites entretenues qui se retrouvent dégradées.

Responsabilités partagées

Selon le directeur, l'entretien des routes ressort de la responsabilité des maires et de l'Autorité routière, car il existe plusieurs catégories de routes : routes communales, régionales et nationales. La responsabilité de la dégradation des routes se situe alors à plusieurs niveaux. L'Etat possède un cadre d'intervention sur les routes, car il « s'occupe seulement des routes nationales et ne peut pas se permettre de bitumer et d'entretenir certaines routes qui relèvent de la responsabilité des municipalités » . M. Kanté a aussi recommandé d' « être visionnaire dans la mesure où ça ne sert à rien de faire des ponts et de les défaire partiellement ou totalement pour d'autres travaux » comme c'est souvent le cas au Mali.

La route est un bien précieux pour un pays pauvre et enclavé comme le Mali. Mais son exploitation par les usagers n'obéit pas toujours aux principes réglementaires. Cette situation n'est pas sans conséquences fâcheuses. D'abord l'insécurité routière ne cesse de grandir avec son cortège d'accidents souvent mortels et les surcharges et autre vétusté des véhicules participent à une dégradation accélérée de la route.

Les causes de la dégradation selon M. Kanté sont nombreuses. Il y a d'abord les surcharges. En effet, la plupart des camions qui empruntent nos voies, à l'instar des autres routes internationales transportent des poids plus lourds que le tonnage autorisé. Ces surcharges, à ses dires, diminuent du tiers la durée de vie des routes. A ces raisons il faut ajouter l'indiscipline et l'incivisme des usagers ainsi que la vétusté de nombreux camions qui rendent dangereux le trafic routier.

Mais pourquoi des camions qui ne remplissent pas le minimum de conditions techniques peuvent-ils circuler librement ? Pour le directeur général de l'Autorité routière, ses services n'ont pas, pour le moment, la possibilité de faire des contrôles inopinés.

Pour remédier à cette situation, des dispositions sont en train d'être prises pour réduire l'insécurité routière. Il s'agit des contrôles techniques groupés et l'adoption des mesures répressives contre les usagers indélicats. Rien que cette année, ce sont environs 9 milliards qui ont été débloquées pour l'entretien de 10 000 km de route. Aussi, lance-t-il un appel à tous les usagers surtout aux transporteurs, pour le respect des règles élémentaires du code de la route.

Amadou Sidibé et

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

 

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PRESIDENCE DE L'ASSEMBLEE

L'ADP en pôle position

Après la proclamation par la Cour constitutionnelle de la liste définitive des députés devant sièger à Bagadaji , place de la République, les regards sont à présent tournés vers la formation du nouveau bureau ainsi que les lois que l'auguste Assemblée aura à prendre pour le bien-être de la population et le développement du pays .

C'est le 3 septembre prochain que les nouveaux députés sont invités à prendre service. Comme nous le disions dans notre édition de lundi, ce 3 septembre les honorables devront procéder à l'élection d'un nouveau président de l'Assemblée nationale, à la formation des groupes parlementaires et des commissions de travail et à l'élaboration de leur règlement intérieur etc.

L'enjeu principal de la rentrée parlementaire du 3 septembre 2007 est sans doute l'élection du président de l'Assemblée nationale. Et la course au perchoir ne va pas être une simple question de formalité ou une promenade de santé pour les éventuels candidats parce qu'aucun parti politique n'a obtenu la majorité absolue ou écrasante des députés pour espérer que son candidat remporte le scrutin haut la main.

A cet égard, la compétition sera certainement rude d'autant que contrairement à 2002 où IBK et Me Tapo étaient les principaux prétendants, cette année, en plus des noms de ces deux personnalités, ceux de Dioncouda Traoré, président de l' Adéma /PASJ, de Younoussi Touré, président de l'URD, de Me Moutaga Tall , président du Cnid , circulent dans les coulisses.

Mais il est presque certain que le nouveau président de l'AN sera issu des rangs de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), la mouvance présidentielle. Ce regroupement de partis politiques totalise à lui seul 113 députés sur les 147 contre 15 pour le Front pour la démocratie et la République (FDR).

Il est vrai que le président du RPM a su diriger l'AN d'une main experte en redonnant à l'institution ses lettres de noblesse. De l'avis de plusieurs observateurs, IBK a été au-dessus de la mêlée. Mais, à moins d'une “ indicipline ” électorale de la part des députés de l'ADP, aucune candidature du FDR, de Sadi , des indépendants ne peut donc l'emporter.

Toutefois, rien n'est encore joué. En effet, “le président de l'Assemblée nationale est élu, selon le règlement intérieur de l'AN, au premier tour au scrutin secret à la majorité absolue des députés élus. A défaut d'une majorité au 1er tour, il est organisé un second tour entre les deux candidats ayant obtenu le plus grand nombre des voix”.

A l'exception du président du bureau (également président de l'Assemblée nationale) qui est élu pour toute la durée de la législature, c'est-à-dire 5 ans, le mandat des autres membres est chaque année renouvelé, à la séance d'ouverture de la 1re session ordinaire. Ce renouvellement, selon toujours le règlement intérieur, devra tenir compte de la configuration de l'Assemblée nationale, autrement dit des principales forces.

Au-delà des querelles intestines qui marqueront ces différentes élections, ce sont les lois que l'AN va prendre en vue d'améliorer les conditions socio économiques des populations qui intéressent le plus les citoyens. Et sur ce plan, les députés ont vraiment du pain sur la planche parce qu'ils ne devront pas laisser l'initiative des projets de lois au seul bon vouloir du gouvernement, mais en initiant eux aussi des propositions de loi.

Le bureau de l'Assemblée nationale comprend un président, 8 vice-présidents, deux questeurs, 8 secrétaires parlementaires et 11 commissions de travail.

Denis Koné

 

Les Commissions de travail de l'A.N

1. Commission des TP, de l'habitat et des transports

2. Commission de l'éducation, de la culture et de la communication

3. Commission de la santé, des affaires sociales et de la solidarité

4. Commission défense nationale, sécurité et protection civile

5. Commission énergie-industries-mines et technologies

6. Commission des finances, de l'économie et du plan,

7. Commission lois constitutionnelles-législation-justice-institutions de la République

8. Commission de l'administration territoriale et de la décentralisation,

9. Commission affaires étrangères, Maliens de l'extérieur et intégration africaine

10. Commission développement rural et environnement,

11. Commission travail, emploi, promotion femme, jeunesse et sports.

 

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QUESTIONS A SADA DIARRA ET A AMADOU TOURE

Entre qui a construit et qui a détruit, qui est patriote ?

Un de nos lecteurs, tout en réfutant toute idée de polémique, mais égratigné par quelques passages des réactions de l'ex-ministre de la Communication de la Transition et du Pr. Amadou Touré après l'article du Pr. Dialla Konaté sur l'histoire de la LPM et le rapport du Vérificateur général, met les points sur les « i » et s'interroge sur le patriotisme de bien des Maliens.

Sans vouloir engager une quelconque polémique, permettez que j'apporte ma toute modeste contribution au débat qui a lieu présentement autour de l'article du Pr. Dialla Konaté.

Cependant, je me dois tout d'abord cette petite mise au point quant aux prétendues indemnités que s'était octroyées l'Assemblée nationale sous la première République.

En 1964, après les élections législatives, l'Assemblée qui se trouvait composée de toutes les catégories socio-professionelIes avec évidemment des traitements catégoriels (salaire) différents au niveau de la fonction publique a jugé équitable d'uniformiser les salaires de tous les députés. C'est cet ajustement de salaire que l'Assemblée a eu à faire. Dans ce cas précis, il ne s'agit nullement d'indemnités.

Parlant du conseil d'administration de la Librairie populaire du Mali (LPM) du 22 juin 1961, l'éminent Pr. Touré dit : « Pour la forme, un inventaire et non une évaluation avait auparavant été faite à la demande du même conseil par messieurs Kassé Kéita et Samba Sow » . Ha là, je dis bravo professeur pour les résultats de vos recherches qui ont abouti à faire parler les morts, et cela pour le faire il faut vraiment être un Touré. Et oui mon cher Pr. Touré, M. Kassé Kéita est décédé en 1951, soit dix ans avant cette date.

Quand messieurs Amadou Touré et Sada Diarra mettent en cause au point de qualifier le patriotisme des responsables de la Première République de légende, je dis que ceci relève purement et simplement de la cécité intellectuelle. Pour cause et entre autres :

Parti de rien le 22 septembre 1960, après l'éclatement de l'éphémère Fédération du Mali, le gouvernement de la Première République en 8 ans, grâce au franc malien, attribut de souveraineté, a fait asseoir les bases économiques de développement du Mali avec plus de quarante sociétés et entreprises d'Etat, englobant tous les domaines socioéconomiques.

Malheureusement, toutes ces sociétés ont été bradées après le coup d'Etat militaire de 1968. Pour mémoire, je citerai quelques-unes : qui ne se rappelle pas que le Mali a été le premier pays de la sous-région à avoir une compagnie de transports aériens dont l'équipage est entièrement constitué de nationaux (Maliens, Air Mali) ? Qui ne se rappelle pas que le Mali a été le premier pays de la sous-région à avoir une société commerciale qui livre les denrées de premières nécessités sur toute l'étendue du territoire national au même prix ( Somiex ) ?

Il faut noter aussi que dans un souci de réaliser un ravitaillement permanent et de proximité aux populations de Bamako, le gouvernement a initié ce qu'on appelle aujourd'hui « koroboro-boutique » . Ceux-ci se ravitaillaient directement à la Somiex et étaient gérés par le cabinet du ministre de Commerce.

Qui ne se rappelle pas que le Mali a été le premier pays de la sous-région à avoir une cimenterie ( Socima ) ? Aujourd'hui malgré les importants gisements de calcaire et de qualité dont dispose le Mali, nous importons du ciment des pays qui eux-mêmes importent la matière première. La Sonarem dont les recherches ont abouti à la découverte de la plupart des gisements d'or en exploitation aujourd'hui dans le pays. La Socoram pour le montage et vulgarisation des radios facilitant ainsi la circulation de l'information. La Sonatam messieurs, entre celui qui a construit et celui qui a détruit qui est patriote ?

Parlant des avantages outranciers et illégitimes, M. le ministre peut-il en donner un seul exemple. M. le ministre peut-il donner un seul cas sous la Première République où un cadre relevé de ses fonctions, qui non seulement refuse de libérer le bâtiment, c'est-à-dire le logement de fonction à lui temporairement affecté, mais décide de se l'approprier d'autorité, et où il a fallu les forces de l'ordre pour l'y déloger.

M. Diarra a fait allusion au franc malien, je lui demande tout simplement de se renseigner auprès des cadres maliens qui ont négocié la dévaluation du franc, fort heureusement il y en a qui sont encore en vie, si cette dévaluation est économique ou politique. La réponse sera sans nul doute celle donnée en 1969 au cours d'une conférence des cadres par Louis Nègre, membre de la délégation : « La dévaluation du franc malien n'est pas économique, elle est purement politique car il fallait mettre à genou un Géant et c'est chose faite. Ce Géant c'était Modibo Kéita » . Est-ce là messieurs à votre entendement un acte de patriotisme ?

Ibrahim G. Maïga

( association Repères)

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CHAMPIONNAT NATIONAL

Les Blancs se détachent

Dans le match au sommet, le Stade malien de Bamako a pris le meilleur sur son dauphin le COB, battu 2-0. L'équipe de Sotuba conforte sa place de leader à trois journées de la fin du championnat national de première division.

Après la vingt-troisième journée, l'équipe de Sotuba laisse loin derrière elle le COB et le Djoliba avec qui elle disputait le fauteuil de leader. Ainsi, le Stade se positionne à la tête du classement (52 points + 36) après sa victoire (2-0) face à son dauphin et poursuivant immédiat le COB.

Les Olympiens malgré leur défaite restent toujours solides seconds avec 48 points et quelle que soit l'issue du match en retard (joué hier) entre le Djoliba et le Stade malien de Sikasso. En effet, les Rouges ont à leur actif 44 points.

A l'instar des Blancs de Bamako, le CS Dougouwolonfila s'est également imposé 1-0 au stade municipal de Koulikoro face à l' Usfas , se hissant ainsi à la 11e place du classement avec 22 points derrière le Nianan et l'AS Bakaridjan qui totalisent chacun 24 points.

La mauvaise affaire de la journée est à mettre à l'actif des Communards (21 points), battus (1-0) par l'AS Réal. A cause de cette défaite, les poulains de « Poker » ne sont plus qu'à quatre unités d'avance sur le premier rélegable en l'occurrence le Stade malien de Sikasso, qui totalse 17 points.

Le Sigui de Kayes, dont les chances de maintien s'amenuisent journée par journée, a été accroché à domicile (1-1) par l'ASB. Ce score permet aux Bamakois (5e) de talonner les Centristes au classement (4e). Quant à l' Usfas et l'AS Réal, elles occupent respectivement les 7e et 8e places.

C'est un “outsider” ( Asko ) qui se trouve à la 6e place avec 33 points. Tandis que le Stade malien de Sikasso et le Sigui respectivement 13e et 14e logent en bas du tableau.

Toutefois, l'équipe de Kénédougou a un match en retard. C'est dire que rien n'est encore joué dans le bas du tableau ou tout peut changer.

Boubacar Diakité Sarr

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