Cooperative culturelle ; Cooperative multimédia
Jamana Contact
Imprimer

 

Mois Mars

Les echos du 31mars 2006

DEVELOPPEMENT DES REGIONS DU NORD

Adere-Nord en route

Dans le but de lutter contre la pauvreté dans les régions du Nord du pays, un vaste programme d'appui au développement a été mis en route jeudi par le ministre de l'Administration territoriale, Kafougouna Koné, en présence du chef de la délégation de l'UE.

Le ministre de l'Administration territoriale et des Collectivités locales, le général Kafougouna Koné, a procédé hier au lancement du Programme d'appui au développement des régions du Nord du Mali (Adere-Nord).

Adere-Nord vise à développer la capacité des acteurs institutionnels régionaux des communautés et du secteur privé afin de leur permettre de jouer leurs rôles respectifs dans l'élaboration et la mise en œuvre des plans stratégiques de développement et des actions y afférentes au niveau régional.

Le lancement du programme a réuni les présidents des assemblées régionales, les maires des régions de Kidal, Gao et Tombouctou, les chefs de services de l'administration territoriale et des collectivités locales, les partenaires techniques et financiers.

Après avoir décrit, les péripéties qui ont abouti à l'élaboration et au financement dudit programme, le chef de la délégation de l'UE, Mme Irène Horejs, a invité les populations des régions de Gao, Kidal et Tombouctou et les responsables des collectivités décentralisées à s'approprier le programme et à contribuer à sa réussite.

Le général Kafougouna Koné, qui a mis l'accent sur les possibilités qu'offre ce programme à éradiquer la pauvreté dans cette partie du pays et à favoriser l'épanouissement économique des populations du Septentrion, a par ailleurs insisté sur la volonté des autorités au plus haut niveau à lutter efficacement contre la pauvreté et l'établissement d'une paix.

Financé par l'UE à hauteur de plus de 4 milliards F CFA, Adere est un programme de développement des régions du Nord sur une période de 4 ans. Ses objectifs sont, entre autres, impulser une nouvelle dynamique de développement territorial et sa possible réplication aux autres régions du pays. Il vise également à la mise en réseau des acteurs institutionnels, des communautés, du secteur privé et de les aider à agir ensemble afin qu'ils jouent leurs rôles respectifs et élaborent ensemble des plans stratégiques de développement régional et local.

Les résultats attendus du programme sont multiples. Au terme du programme, les trois régions du Nord devaient avoir leurs plans stratégiques de développement élaborés ainsi que les plans d'actions correspondantes. Les compétences des assemblées régionales et les services centraux et déconcentrés de l'administration territoriale devraient également sortir renforcés à la fin du programme. En ce qui concerne les communes, elles devraient être capables d'assumer la maîtrise d'ouvrage dans des zones difficiles d'accès.

Le projet s'appuiera sur une cellule centrale d'appui intervenant sous l'égide de la DNTC et sur trois cellules régionales. Le maître d'ouvrage du programme est le ministère de l'Administration territoriale et des Collectivités locales.

Denis Koné

 

[haut]

Acceuil


COMMUNE II

Les comptes du maire réglés à la justice

Pour une présomption de trafic de visa, le maire de la Commune II, Gaoussou Ly, fait l'objet d'une plainte du consulat de France devant le Pôle économique et financier. Une affaire aux relents de règlement de comptes politiques.

Courant 2005, la Commune II était invitée à une rencontre internationale en Espagne. Le maire Gaoussou Ly s'était fait accompagner par quelques-uns de ses agents. Quelques mois après la mission, une lettre anonyme a été adressée au consulat de France à Bamako. L'auteur de la lettre accusait le maire d'avoir attribué des visas Schengen à des vrais faux agents de la mairie.

Le consulat, qui a aussi pour rôle de lutter contre le trafic de visas à des fins d'immigration clandestine, a porté plainte contre la mairie de la Commune II au Pôle économique et financier. Les enquêtes sont ouvertes et le maire et certains de ses conseillers et agents sont déjà passés à l'interrogatoire.

La complexité du dossier fait que la justice observe la plus grande circonspection. D'abord, il ne souffre pas de doute que cette dénonciation du maire au consulat par lettre anonyme interposée n'est pas un acte isolé. Elle résulterait d'un règlement de comptes politiques déguisé.

Les relations entre le maire Gaoussou Ly et ses camarades d'autres partis politiques membres du conseil municipal ont été des plus conflictuelles. L'arrivée de Gaoussou Ly au poste de maire a été rendue possible grâce à une coalition entre le MPR (son parti) et l'Adéma et ses alliés. Ce qui a eu raison du candidat du RPM, qui était le favori. Depuis lors, l'atmosphère est délétère à la mairie de la Commune II.

Le S. G. du gouvernement soupçonné

Les conditions de délivrance du visa inclinent aujourd'hui à penser que le consulat de France a sa part de responsabilité dans le trafic ambiant qui a toujours été décrié. En dépit des dispositions sécuritaires, il est de notoriété que le plus offrant parvient toujours à décrocher son visa Schengen, ce qui prouve qu'il y a des complices tapis dans l'ombre et qui ne pourront jamais être identifiés.

Pour en revenir à la Commune II, les enquêtes visant à arrêter les fraudeurs pourront avoir de très grandes implications. La justice n'épargnera même pas le secrétaire général du gouvernement habilité à délivrer les ordres de mission pour la demande de visa chaque fois que des services publics ou parapublics en font la demande.

Il y a près d'un an, un officier supérieur de gendarmerie et un de ses subalternes ont fait l'objet d'un mandat de dépôt du Pôle économique, suite à une autre plainte du consulat. La suite est connue puisqu'ils ont été élargis sans autre forme de procès.

Abdrahamane Dicko

[haut]

Acceuil


AFFAIRE DU TRESOR DE SIKASSO

Plus de 200 millions de F CFA recouvrés

L'affaire dite du Trésor de Sikasso et de la Perception de Koutiala est dans sa phase d'enquêtes préliminaires au niveau de la brigade de recherche du Pôle économique et financier. La semaine dernière, plus de 200 millions de F CFA ont été recouvrés sur plus de 4 milliards de F CFA. Le trésorier payeur de Sikasso et le percepteur de Koutiala, en garde-à-vue, ont été relevés de leurs fonctions par leur employeur.

Conformément à sa nouvelle stratégie qui consiste à faire entrer immédiatement l'Etat dans ses droits chaque fois que celui-ci est lésé, le Pôle économique et financier, après avoir entendu des commerçants mêlés dans l'affaire dit du Trésor de Sikasso, les a contraints à rembourser leurs parts. Comme le point de la situation de remboursement se fait hebdomadairement, le Pôle avait réussi à encaisser vendredi dernier, pour le compte du Trésor public, la bagatelle de 200 millions de F CFA. Il est probable que ce recouvrement soit à la hausse ce vendredi après un nouveau décompte des montants remboursés.

Du côté de la direction nationale du trésor, des sanctions ont été prises à l'encontre des deux agents coupables de faute professionnelle et qui sont à la disposition du Pôle économique. Ils ont été relevés de leurs postes, ce en attendant le verdict du juge anticorruption, Sombé Théra. Leurs remplaçants ont pris fonction mardi dernier à la suite d'une passation de service.

L'affaire a éclaté au grand jour par l'arrestation, il y a deux semaines, du trésorier payeur de Sikasso suivie de l'interpellation du percepteur de Koutiala, à la suite d'une enquête de routine diligentée par le Trésor public, qui a porté plainte devant le juge anti-corruption. Celui-ci les a mis en état d'arrestation pour les besoins des enquêtes.

L'ampleur des dégâts et le fait que les enquêtes suivent leur cours ne permettent pas pour l'heure de donner un montant précis du préjudice. Toutefois, l'hémorragie financière s'élèverait à plus de 4 milliards de nos francs et s'étend sur la période 2004-2005.

Bakoré, Madiou et Modibo hors de cause

La liste des commerçants impliqués serait aussi longue. Ils sont une vingtaine d'opérateurs économiques de Bamako, Sikasso, Koutiala et Koury. Selon des recoupements faits au niveau du Pôle économique, des gros bonnets du monde des affaires comme Madiou Simpara, Modibo Kéita et Bakoré Sylla, dont les noms étaient cités précédemment comme cerveau de cette affaire, ne figurent pas sur la liste.

La pratique qui a consisté à provoquer ce manque à gagner à l'Etat est en elle-même une pratique courante connue des services financiers de l'Etat. Il s'agit d'un jeu d'arrangement qui permet à un opérateur économique, dont les marchandises sont en dédouanement aux postes de Sikasso, Koutiala Koury ou n'importe quel poste autre de contrôle douanier du territoire national, de présenter un chèque au titre des frais de dédouanement au trésorier payeur de la place. Celui-ci met son visa sur le chèque donnant le quitus à son propriétaire de procéder aux formalités douanières pour enlever ses produits.

Le commerçant qui reste débiteur du Trésor public doit se mettre en règle plus tard une fois ses marchandises mises en consommation. Le chèque peut être repris à tout moment à condition que les créances soient apurées.

Il n'y a apparemment pas de banditisme financier en tant que tel, sinon il n'y aurait jamais eu d'émission de chèque qui constitue toujours la preuve matérielle de l'engagement de l'intéressé. C'est même sur la base desdits chèques que tous ceux qui ont été interpellés dans le dossier ont accepté de se mettre en règle vis-à-vis de leur débiteur.

Le Trésor public, la principale banque de l'Etat, connaît présentement des jours difficiles à cause de la conjoncture économique. Par ce coup, il a simplement décidé de secouer le cocotier pour mettre un terme à une imprudence ou laisser-aller dans la gestion des fonds publics.

Quelle que soit la nature du crime ou du délit commis, la responsabilité des opérateurs économiques concernés de même que celle du trésorier payeur de Sikasso et du percepteur de Koutiala restent engagées. Pour les premiers, ils n'ont pas agi en débiteurs de bonne foi, pour la simple raison que quand on s'endette, on paye. Pour les seconds, qui sont des fonctionnaires de l'Etat, ils n'ont pas été très regardants sur les principes de gestion des deniers publics. Aucune loi des finances publiques ne permet de telles pratiques, qui tranchent avec l'orthodoxie en la matière.

Abdrahamane Dicko

 

[haut]

Acceuil

 


Les fondateurs
:: JAMANA : Coopérative Culturelle Multimédia AV. Cheick Zayed - Porte 2694 - Hamdalaye Bamako Mali ::
Tél. 00(223) 229 62 89 - Fax : 00 (223) 229 76 39 - http://www.jamana.org