La présidente du Parlement des enfants du Mali, Mlle Bernadette Ippet, a dénoncé le week-end dernier le comportement des pouvoirs publics, des organismes de défense des droits de l’enfant et des adultes qui, selon elle, « n’agissent en faveur des enfants que devant les médias ou un grand public pour avoir une quelconque reconnaissance ».
Au cours de la revue à mi-parcours du programme de coopération Mali-Unicef 2003-2007, la présidente du Parlement des enfants Bernadette Ippet et quatre de ses camarades ont exposé les préoccupations des touts petits et plaidé pour leur prise en compte dans le prochain programme de coopération. Ces problèmes, plus aigus dans le milieu rural, ont pour noms : travail et exploitation des enfants, mauvaise alimentation, manque d’écoles, etc.
Pour Mlle Ippet, cette situation déplorable que vivent les enfants est liée à la pauvreté des parents. « Les enfants sont tellement habitués à être exploités qu’ils trouvent cela normal et ils le font avec plaisir. La plupart des enfants, surtout les pauvres, sont exposés à des travaux que leur capacité physique ne peut supporter ».
La présidente du Parlement national des enfants a, en outre, appelé les dirigeants à « arrêter de parler et à mener des actions concrètes ». L’action des pouvoirs publics et des décideurs en faveur des enfants, a-t-elle ajouté, ne se fait généralement que face aux médias ou à un grand public pour avoir une quelconque reconnaissance. « Les adultes restent passifs face à certaines situations auxquelles ils sont confrontés presque tout le temps », a-t-elle également regretté, faisant référence à un enfant portant une charge supérieure à son poids.
Les enfants ne demandent que le respect de leur droit, un traitement égal, la chance d’aller à l’école gratuitement. Bref, une amélioration de leur condition de vie et de celle de leur famille, ce qui, à en juger par les propos de Mlle Ippet, ressemble à la mer à boire pour ceux qui ne manquent aucune occasion pour se présenter comme « les amis des enfants ».
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ASSEMBLEE NATIONALE
Les sièges des députés décédés resteront vacants
Les sièges des défunts députés du RPM (Kadari Bamba) et de l’US-RDA (Ali Maïga) resteront vacants tout le reste de la législature, c’est-à-dire jusqu’aux élections générales de 2007.
Si des élections partielles se sont déroulées les 30 octobre et 13 novembre 2005 pour désigner Housseini Guido (RPM), qui supplée dans la circonscription de Sikasso à feue Mme Adam Aïcha Diallo (ex-députée Adéma/PASJ), tout porte à croire qu’aucune partielle ne sera organisée pour la suppléance des députés Kadari Bamba (RPM) et Ali Maïga (US-RDA), récemment rappelés à Dieu. C’est du moins ce que pensent des sources proches de l’Assemblée nationale.
De sources proches Place de la République (siège de l’Assemblée nationale) soutiennent que techniquement l’organisation de partielles en Commune V et à Mopti (circonscription des défunts députés) est encore possible pour suppléer aux deux postes vacants, mais il reste que pour de raisons d’ordre financier, de calendrier et même juridique, ces sièges pourraient rester inoccupés durant le reste du mandat du Parlement.
Pour organiser des partielles, la loi organique n°02-04/AN-RM du 19 février fixant le nombre des députés, les conditions d’éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités, les conditions de remplacement des membres de l’Assemblée nationale en cas de vacance de siège, leurs indemnités et déterminant les conditions de la délégation de vote stipule en son article 9 « qu’il y a lieu à l’élection partielle à l’Assemblée nationale dans un délais de trois mois chaque fois qu’il y a vacance de siège. Toutefois, il n’est pas procédé à des élections partielles dans les douze derniers mois précédant le renouvellement général de l’Assemblée ». Et l’article 10 de la même loi ajoute que : « l’élection partielle ne concerne que le ou les sièges déclarés vacants par la Cour constitutionnelle saisie à cet effet par le président de l’Assemblée nationale ».
C’est dire donc que c’est le président de l’Assemblée nationale qui devra d’abord écrire à la Cour constitutionnelle une lettre à laquelle sera joint l’acte de décès du député. Après quoi le Cour statue pour constater la vacance des sièges et ordonner l’organisation d’élection partielle. Toutes choses qui demandent du temps eu égard au circuit administratif et judiciaire lent.
En plus, la rédaction de la lettre par IBK « n’est pas pour demain ». Des indices qui, estiment nos sources, laissent penser que l’organisation de partielles en Commune V et à Mopti, ressemble un peu à une mission impossible car contrairement à celles de Sikasso, l’on disposait de suffisamment de temps.
Autre argument développé par nos interlocuteurs : le coût financier. Plus de 200 millions ont été dépensés dans les partielles à Sikassso. S’abstenir d’en organiser de nouveau permettrait d’économiser de l’argent d’autant plus qu’il n’y a pas d’enjeu de taille.
Denis Koné
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TENSION AUTOUR DE LA TAXE COMMUNALE
Les détaillants de la CV menacent de grever
Pour non-paiement de la taxe communale, 50 boutiques dans la circonscription de la Commune V ont été fermées par la mairie. Des commerçants détaillants, hostiles à tout paiement, ne veulent pas lâcher prise. Ils envisagent un arrêt de toute activité économique dans les jours à venir pour protester contre ce qu’ils appellent « la taxe arbitraire ».
La décision du conseil communal de la Commune V de fixer la taxe communale à 18 000 F CFA par an, soit 1500 F CFA/mois ou 50 F CFA/jour, a suscité l’ire des commerçants détaillants de cette circonscription qui envisagent de cesser leurs activités dans les jours à venir en guise de protestation.
Cette taxe communale sur le droit d’exercer l’activité économique est jugée arbitraire par les détaillants. Leur argument ? Ils disent payer toutes les taxes étatiques (impôt synthétique) et qu’en conséquence, ils ne doivent plus rien à la mairie. « Nous payons des taxes sur lesquelles, la Commune a son pourcentage. Pourquoi nous en imposer d’autres ? C’est dire qu’on va finalement travailler pour la mairie alors que nous avons des bouches à nourrir », se rebelle Amadou Fofana, commerçant au marché de Torokorobougou pour qui, « la taxe est arbitraire ».
Comme pour apporter l’eau au moulin de M. Fofana, Bakary Diompana du marché de Sabalibougou va jusqu’à affirmer que la taxe communale n’est en vigueur qu’en Commune V. « Le drame c’est qu’on n’a jamais été informés de cette taxe. A l’improviste, les recouvreurs viennent se présenter à nous, exigeant le paiement de la taxe. Nous ne sommes pas d’accord », proteste-t-il.
Dialogue de sourds
Dans le lot des commerçants, deux tendances se dégagent : ceux qui ne sont pas contre le principe mais la manière et ceux qui ne veulent pas du tout entendre parler de la fameuse taxe. Néanmoins, à la mairie, l’on affirme que la thèse développée par les détaillants ne résiste pas à l’analyse d’autant plus que, dit-on, « en matière de décentralisation, la loi donne la possibilité aux collectivités de créer de nouvelles taxes ».
La même source ajoute que les commerçants reçoivent toujours les avertissements au moins 2 à 3 mois avant tout recouvrement.
Le paiement de la taxe communale concerne les propriétaires de kiosques, magasins et boutiques. « Les récalcitrants », estimés à des centaines, persistent et signent affirmant qu’ils ne payeront pas un sou qui vaille.
A ce jour, 50 boutiques ont été fermées pour non paiement. Les auteurs des violences physiques ou verbales sur des agents chargés du recouvrement ont été interpellés pour répondre de leurs actes. Les autres ont décidé de les soutenir à travers toute cessation d’activités dans les jours à venir, qui devrait déboucher sur une marche.
Aller en grève est un droit, mais la mairie va-t-elle accepter de leur accorder l’autorisation de prendre la rue ? Quoi qu’il en soit ce bras de fer entre la mairie de la Commune V et des détaillants pose encore une fois sur le tapis l’épineuse question des taxes à n’en finir dans notre pays.
Mohamed Daou
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DIFFEREND MALIFOOT-AIRNESS
Le double langage qui tue le foot malien
Les causes de l’échec du football malien sont à rechercher aussi au niveau des dirigeants et partenaires de notre sport-roi. La crise entre Malifoot et l’équimentier Airness est la preuve que l’on ne devrait plus crier haro sur les seuls joueurs chaque fois qu’il s’agira de faire les comptes. Si l’on veut aller de l’avant.
Depuis peu nous nous demandions dans quel pays nous sommes. Les faits et agissements des dirigeants de notre football viennent de nous confirmer que nous sommes bel et bien au Mali : le pays de la démagogie excessive où nos décideurs (surtout du foot) tiennent un propos aujourd’hui et se contredisent le lendemain. La politique politicienne a-t-elle fait son entrée par la petite porte de Malifoot ? Seuls les actuels dirigeants de notre Fédération de football pourront nous éclaircir sur la question de leur appartenance à l’un ou l’autre bord.
Il n’y a pas un seul Malien qui n’avait pas applaudi le fait que le propriétaire de la célèbre marque Airness, notre compatriote Malamine Koné, se soit rapproché de notre sport-roi qui se trouvait en son temps au bord du gouffre. Mais force est de reconnaître que les dirigeants actuels de notre football pour une raison inconnue veulent coûte que coûte mettre fin à la collaboration fructueuse Malamine Koné/les Aigles.
Et pourtant, Salif Kéita, le nouveau boss de Malifoot, dans une récente interview dans Les Echos, affirmait que les rapports étaient bons avec l’équipementier qu’il s’apprêtait d’ailleurs à rencontrer en France. Plus tard, l’intéressé, parti rencontrer le chef de l’Etat en visite à Bruxelles, indiquait qu’il n’avait aucun rapport avec le nouveau bureau depuis sa prise de fonction.
Interrogé sur la question, l’ex-entraîneur des Aigles, Pierre Lechantre, a de son côté affirmé qu’il n’y a point de dialogue entre l’équipementier et Malifoot. Il a précisé que l’émissaire d’Airness, venu au Mali pour discuter des nouvelles clauses du contrat avec Malifoot, n’a pas eu gain de cause et s’est retrouvé dans l’incapacité de remettre une aide de 700 kg de matériel et une somme de 60 000 euros (soit plus de 39 millions de F CFA) au destinataire (FMF ?).
Pour l’heure, le chef de l’Etat ATT est préoccupé ailleurs. Mais, il devra trancher après le Sommet Afrique-France car il y va de l’intérêt de tous et particulièrement des sportifs que la sérénité retourne dans le milieu du football malien qui a trop souffert de l’égocentrisme des uns et des autres.
Sur le sujet, le bureau fédéral, par l’intermédiaire de son vice-président, contrôleur général Baba Diarra, s’est prononcé sur les antennes de la Chaîne II. Sans vouloir prendre parti, nous estimons que s’il y a faute,
Malamine Koné n’en est pas le seul responsable. Peut-être qu’une rencontre entre les deux parties permettrait de crever l’abcès et de repartir sur des bases saines.
Boubacar Diakité Sarr