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2005

Mois novembre

Les echos du 16 novembre 2005

 

DEROUTE DE L’ADEMA A SIKASSO

Les militants terrassent le sommet

Selon les résultats provisoires du 2e tour des législatives partielles à Sikasso, le Rassemblement pour le Mali (RPM) gagne avec plus de 2000 voix sur l’Adéma. Ces résultats, sous réserve de confirmation de la Cour constitutionnelle, demeurent cependant le signe annonciateur de la déliquescence de l’Adéma dont des dirigeants se demandent encore si le choix ATT est une fin en soi.

 

La candidate Adéma, Mme Fanta Traoré, avait gagné la première manche avec près de 6000 voix de différence sur son adversaire du RPM, Housseini Guindo. La situation semble totalement renversée au profit du RPM au second tour qui s’est joué dimanche dernier.

Les résultats officiels provisoires donnent le parti d’Ibrahim Boubacar Kéita gagnant avec 29 114 voix contre 26 449, (51,96 % pour M. Guindo contre 47,20 % pour Mme Traoré), soit 2665 voix d’écart pour un taux de participation de 19,54 %.

Cette déroute électorale tombe au plus mauvais moment pour l’Adéma dont les responsables se livrent une guerre de positionnement pour un soutien électoral à ATT en 2007. Ce soutien cache à peine la velléité du parti de l’Abeille de reconquérir le pouvoir.

A un an et 5 mois des élections générales de 2007, le parti doit tirer toutes les leçons de cette défaite qui constitue en soi un test grandeur nature à l’orée des joutes. Par ce verdict, Dieu, dans son Omnipotence, vient de trancher entre ceux qui pensent que le retour de l’Adéma aux affaires passe forcément par ATT et ceux qui soutiennent le contraire.

 

David contre Goliath

Des responsables du parti n’ont pourtant pas manqué de manifester leurs inquiétudes face à un soutien électoral à ATT comme moyen de gagner les élections. « … L’argument qui consiste à dire qu’en soutenant ATT nous allons gagner les législatives ne repose sur aucun fait avéré. L’expérience montre que tous les partis qui soutiennent le président n’en tirent pas bénéfice. Les partis de l’ACC n’ont pas 10 % à l’Assemblée nationale et pourtant les législatives se sont tenues deux mois après les présidentielles. Aucun parti membre de l’ACC n’a obtenu 2 % aux communales de 2004. Le Parena qui a franchi cette barre a battu campagne sur la base de son programme… », a fait valoir le 1er vice-président de l’Adéma, Soumeylou Boubèye Maïga, chef de file des « anti » ATT à la 7e conférence nationale.

A Sikasso, le RPM était contre tous. L’Adéma était soutenu par de grosses pointures de l’appareil d’Etat non moins ressortissants du Kénédougou, le Mouvement citoyen (proche d’ATT) et d’autres partis politiques et non des moindres sans compter que la candidate est l’épouse du DG de la Sécurité d’Etat.

Qu’il s’agisse du ministre Djibril Tangara du Développement social, de la Solidarité et des Personnes âgées, d’Adama Nampounoun Diarra, DG du Fonds de solidarité nationale, de M. Togola, DG de l’Agetier, etc., chacun a mouillé le maillot pour donner une victoire propre à la candidate. En vain.

Les militants qui sont en déphasage avec le sommet en ont décidé autrement. Ils ont tout simplement refusé les consignes de vote permettant ainsi au RPM de renverser la vapeur.

Abdrahamane Dicko

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UN AN APRES SA CREATION

Bougouni prépare le 1er congrès du Barica

 

Un peu plus de 12 mois après sa naissance, le Bloc des alternances pour la renaissance et l’intégration africaine (Barica) tient son 1er congrès ordinaire les 19 et 20 novembre 2005. Les assises, qui se dérouleront dans la salle de spectacle Siraba Togola de Bougouni, sont attendues avec beaucoup de ferveur.

 

Né d’une scission du Bloc des alternatives pour le renouveau africain (Bara) du Pr. Yoro Diakité, le Barica a vu le jour le 22 octobre 2003. Sa naissance est la suite logique d’une divergence de vue entre Yoro Diakité et Mamadou Sinayoko, son fondateur, qui n’a pas digéré le refus du premier de se porter candidat à la présidentielle de 2002.

Sûr de sa popularité au sein du Bara qui a gagné les municipales de Bougouni de 1997 (quelques mois après sa création), Gaucher a porté Barica sur les fonts baptismaux à l’issue d’une assemblée constitutive le 12 octobre 2004 dans son Bougouni natal.

Barica s’est très rapidement imposé dans un paysage politique local jadis dominé par la CDS de Mamadou Bakary Sangaré dit Blaise qui a toujours remporté les sièges de députés de la circonscription face à l’Adéma, le Bara et d’autres coalitions de partis.

Aux dernières municipales, le Barica, qui n’avait que 6 à 7 mois d’existence, a réalisé un score apprécié par les observateurs de la scène politique. Il a gagné 4 des 11 postes de conseillers municipaux.

A la veille de son 1er congrès ordinaire, le parti du Lion en saut (son emblème) peut se targuer d’un bilan élogieux. Il compte 2 représentants au Conseil régional, occupe les postes de 1er et 3e vice-présidents au Conseil de cercle et de 1er, 2e, 3e et 4e adjoints au maire de la Commune urbaine de Bougouni.

 

Ambitions régionales

A Bougouni, le Barica s’occupe du cadre de vie à la mairie en ayant en charge les travaux d’assainissement, de voirie, de dallage, etc. Son président qui est un jeune et qui partage la cause des jeunes est le président de la commission jeunesse de la mairie. Gaucher préside aux destinées du club de football local.

L’épithète de parti régionaliste collée à Barica est balayée d’un revers de la main par son président. Selon lui, ils ont le vent en poupe à Bougouni, Yanfolila, Kolondiéba, Kati, Bla, Sikasso et Bamako. La percée de ce parti est, selon des témoignages, due surtout à l’engagement militant et au dynamisme de son fondateur dont l’ambition est le développement de la ville qui l’a vu naître et du Mali. Il est aidé en cela par le club qui porte son nom et qui est prêt à tout pour le rayonnement du jeune Barica.

Le congrès est placé sous le parrainage d’Aimé Fillion, PDG du Centre Leclerc de Loudun en France et ancien président du FC Loudun. Le PDG du Centre Leclerc, une grande surface commerciale qui a pignon sur rue en France et en Europe, promet une coopération fructueuse avec les populations de Bougouni et du Mali. L’invité d’honneur sera reçu en audience par les plus hautes autorités du pays.

Le comité d’organisation prévoit de joindre l’utile à l’agréable. Un concert géant est prévu dans la nuit de samedi dans la salle des spectacles Siraba Togola. Dimanche après-midi, un match de football clôturera sportivement les travaux au stade municipal.

Abdrahamane Dicko

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S. E. OTERO LOPEZ, AMBASSADEUR CUBAIN

« Cuba importe tout à grands frais »

 

Cuba est un bon allié du Mali. A preuve, l’ambassade, qui avait fermé, a été rouverte et La Havane appuie Bamako dans bien des domaines, avec des ouvertures sur d’autres, comme l’a souligné S. E. Alberto Miguel Otero Lopez, l’ambassadeur de Cuba au Mali.

 

L’homme connaît bien notre pays pour y avoir séjourné souvent et même pour être revenu rouvrir l’ambassade. Il est difficile de rencontrer un diplomate cubain sans évoquer la question du blocus américain contre la grande île. A ce niveau, Alberto Lopes est intarissable.

Pour la 14e fois, Cuba a introduit une demande de levée de l’embargo auprès de l’Assemblée générale des Nations unies. « 182 pays ont voté pour la levée du blocus, mais les USA, les îles Marshall et Israël ont voté contre. Le blocus coûte des milliards à Cuba qui importe tout à grands frais ».

Selon le diplomate, toutes les entreprises, tous les pays qui entretiennent des relations commerciales avec les USA subissent des pressions et des sanctions. Miguel déplore également le manque d’assistance des institutions de Bretton Woods à son pays. « Nous n’avons jamais bénéficié de l’assistance de la Banque mondiale. Cela ne nous a pas empêchés de nous développer, mais le rythme aurait pu être plus soutenu », affirme-t-il.

Cuba a le taux le plus élevé en terme de couverture sanitaire. Il y a un médecin pour 120 habitants. Plus de 600 étudiants africains bénéficient de bourses de formation dans les universités du pays de Fidel Castro Ruz.

 

« Opération miracle »

Parlant du bilan du récent séjour d’ATT à La Havane, l’ambassadeur dira qu’il « a laissé une bonne impression. Fidel Castro a été le chercher personnellement à sa résidence, ce qu’il fait rarement pour un hôte ».

Au niveau des acquis, Cuba va augmenter le niveau de sa collaboration médicale avec le Mali. « Il existe à Cuba une opération dénommée ‘opération miracle’ : sur financement du Venezuela, nos médecins opèrent des cataractes des patients de toute l’Amérique latine, en raison de 800 par jour. ATT a souhaité et obtenu une opération similaire avec l’IOTA au Mali pour la sous-région. Déjà, en décembre, il y aura les premiers médecins qui vont arriver ».

En son temps, le président Alpha Oumar Konaré avait obtenu du lider Maximo la formation d’une centaine de médecins maliens. S. E. Miguel a révélé que sur ce lot qui termine cette année, 40 vont rester pour une spécialisation en ophtalmologie.

« Trente-deux entraîneurs sportifs cubains vont venir au Mali pour les régions et la base de manière à permettre le repérage précoce des jeunes talents. Il y aura également 10 professeurs de percussion et de danse qui seront bientôt ici » .

Aux domaines traditionnels de coopération entre nos deux pays, il y aura en plus l’agriculture, l’élevage, la biotechnologie et même la communication.

Alexis Kalambry

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UNICEF-MALI

Une superviseur poussée à la démission

De sa nomination à la tête de la représentation malienne de l’Organisation des Nations unies pour l’enfance (Unicef) à aujourd’hui, Frances Turner a déjà mis à la porte de nombreux travailleurs. Aux dernières nouvelles, elle vient de pousser à la démission une superviseur. Cette dernière, une expatriée, n’avait pas été consultée lors de la prise de décision concernant deux travailleuses congédiées qui relevaient de son département. Autrement dit, c’est contre son avis que deux Maliennes ont été licenciées. Pour manifester sa désapprobation, elle a rendu son tablier. Une grosse épine dans les pieds de Frances Turner qui serait à la base du climat délétère qui prévaut aujourd’hui au sein de l’Unicef-Mali.

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PHOTO

Des enfants s’invitent aux Rencontres

Dans le cadre des 6es Rencontres photographiques de Bamako, le siège de l’association Seydou Kéita à Hamdallaye ACI-2000 accueille une exposition photos d’enfants. Ce sont quelque 60 photos de 10 enfants sur 80 formés qui y sont exposées.

Les œuvres en noir et blanc et en couleur ne devraient laisser indifférent aucun féru de la photographie. Les enfants ont réussi à créer un ouvrage photographique qui démystifie le village africain et soulève les éléments importants de leur vie.

Selon le président de l’association, Alioune Ba, l’exposition a été possible grâce à « Visuel griots », un projet international qui a vocation de promouvoir le développement culturel communautaire à travers la photographie.

C’est en janvier dernier que 22 élèves de 6e année des écoles communautaires de Damy et de Koura (cercle de Tominian) ont participé au premier atelier « Visuel griot ». Une équipe de photographes maliens et américains les a formés dans les techniques de la photographie de base afin qu’ils fixent, par le truchement de l’image, les habitants, traditions et us de leur communauté.

Amadou Sidibé

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CAMPAGNE COTONNIERE

Le coton de la CMDT reprend sa couleur

 

La campagne cotonnière 2005/2006 a d’abord été marquée par l’annonce en avril 2005 d’un prix d’achat fixé à 160 F CFA/kilo pour le coton de 1er choix, qui n’a pas nécessité de révision au mois d’août. Les multiples campagnes de sensibilisation réalisées par les hautes autorités du pays, la commission de fixation du prix et la CMDT ont permis une adhésion sans faille des producteurs et le déroulement de la campagne dans un climat apaisé.

 

La campagne agricole s’est globalement bien déroulée : la précocité des pluies a permis à un démarrage hâtif des semis de coton et de maïs, dès la 3e décade de mai. La quasi-absence des pluies les deux premières décades de juin a occasionné des resemis et la reprise totale de certain semis.

Le cumul des pluies est cependant normal à excédentaire et la situation phytosanitaire a été relativement stable à l’exception du mois de septembre. En effet, la poche de sécheresse enregistrée du 12 au 23 septembre a favorisé la pullulation de certains parasites comme hélicoverpa, earias, cosmophila et bemisia. La fréquence trop élevée des pluies des mois de juillet et août a conduit à l’abandon de certaines parcelles de culture par suite d’enherbement ou inondation.

Pour le coton, les producteurs avaient misé sur la productivité par une importante utilisation de fumure organique et d’intrants et le plan de campagne a été réalisé partout sauf à Kita. La prévision de production est de 600 100 t pour 550 532 ha semée contre une réalisation de 589 780 t sur 564 971 ha en 2004/05.

Le rendement prévu est 1090 kg/ha contre 1044 kg/ha réalisé en 2004/05. La campagne sera bonne avec des niveaux de production et productivité comparables à ceux de 2003/04. Elle a en outre été marquée par : une bonne qualité des semences ; l’utilisation des engrais-coton sur les céréales entraînant un sous-dosage des intrants coton.

Cette décision des producteurs était justifiée par la nécessité de sécurité alimentaire face à la pénurie et à la flambée des prix des céréales sur le marché, conséquence du déficit céréalier de 2004/05 ; un taux de parasitisme plus élevé suite à l’arrêt des traitements par les producteurs en septembre, à l’utilisation d’insecticides d’origine douteuse et d’appareils non adaptés, ou non-respect du plan de traitement…

Pour les céréales, la production sera en hausse par rapport à la campagne écoulée. On note cependant quelques faits marquants : l’insuffisance des intrants céréales, surtout l’urée ; l’attaque des chenilles et pucerons et d’autres ravageurs sur le mil et le sorgho.

Le PDG ne cachait pas sa satisfaction face à l’atteinte des objectifs. Il a galvanisé ses troupes en leur disant de tout faire pour égrener et évacuer dans les délais.

Alexis Kalambry

 

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Encadré 1

Prime à l’excellence

En marge de cette rencontre sur la campagne de commercialisation, le PDG a récompensé les meilleurs producteurs et les meilleures associations villageoises. Ce sont une vingtaine de producteurs, qui se sont distingués par la qualité de leur coton, qui ont été primés et 7 associations villageoises. La cérémonie qui était présidée à Ségou par le ministre du Plan et de l’Aménagement du territoire, Marimantia Diarra, a été l’occasion de célébrer le travail bien fait. Selon le PDG, il en sera désormais ainsi. C’est pourquoi il a invité les uns et les autres à toujours produire le coton de tête, ce qui rapporte effectivement à la CMDT.

A. K.

 

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Encadré 2

Jean-Baptiste célébré

Le PDG Ousmane Amion Guindo a réuni du beau monde autour de son directeur des approvisionnements, Jean-Baptiste Diabaté, qui faisait valoir ses droits à la retraite. En présence des anciens et des jeunes, et au cours d’une cérémonie émouvante, les uns et les autres ont loué les qualités de l’homme. Celui-ci, à son tour, a dit qu’il restera toujours à la disposition de la société.

A. K.

 

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