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GRIN-GRIN

2006

Mois de mars

 

Article du 13-03-06

 

Tidiani Togola

Une fierté nationale

Intelligent, courageux, ambitieux et grand bricoleur, Tidiani Togola est un fervent amoureux des NTIC. A 22 ans, il est déjà auteur d'un logiciel adapté aux sciences mathématiques, physique et chimie, dénommé Le RESOLEQUA PLUS

 

 

 

 

 

 

 

 

Agé de 22 ans, le jeune Togola qu'on a accueilli dans notre rédaction souriant et très courto, s a une corpulence chétive et un tempérament très dynamique. Ce jeune étudiant au langage expressif, clair, se considère déjà comme un étudiant chercheur qui exploite au maximum les lois scientifiques déjà établies. Son occupation sort alors du commun.

Issu d'une famille intellectuelle dont le père est docteur en écologie végétale et une mère comptable, l'enfant de N'Tiola,( région de sikasso) est lauréat du "concours initiative TIC MALI", grâce à son logiciel intégré math physique chimie, dénommé " RESOLEQUA PLUS".

Très apprécié de ses profs, Tidiani Togola, étudiant en licence physique appliquée à la faculté des sciences et technique de Bamako, se montre assez critique vis- à- vis de la politique dite discriminatoire des filles. Selon lui on doit promouvoir l'éducation des filles et surtout les motiver à embrasser les études scientifiques sans pour autant exclure l'autre sexe. Par ailleurs l'auteur du logiciel " RESOLEQUA PLUS" estime que le camp d'excellence ne doit pas être ouvert aux seuls excellents " Il faut inviter tous les jeunes sans exclusion, car l'excellent de la classe n'est pas forcément l'excellent du laboratoire : Le Dr cheick Modibo Diarra et Albert Einstein en sont les preuves" affirme le jeune Togola. Toujours dans la même optique, Tito, comme l'aiment appeler ses intimes, déplore la situation actuelle de la faculté des sciences et techniques de Bamako qui dispose de ressources humaines très compétentes mais dépourvue de matériels scientifiques et électroniques indispensables pour une formation technique.

De retour de Tunisie oû il a participé le mois dernier au sommet mondial de la Société de l'information, Tidiani Togola se dit très optimiste pour l'avenir de notre continent qui pour mieux profiter des NTIC doit procéder à une formation tres large des jeunes dans le domaine.

Dans l'avenir, Tidiani qui fait déjà la fierté de sa famille voire toute une nation souhaite poursuivre ses études dans le domaine de l'intelligence artificielle (science de l'automatisme et de la robotique).

Grand bricoleur devant l'Eternel, curieux, Tidiani n'a pas assez de temps pour d'autres activités, il est tres souvent attiré par des bricolages de nature scientifique notamment la conception d'antenne TV, et la réalisation de circuit électrique et électronique.

Amadou Waigalo

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23e SOMMET AFRIQUE-FRANCE

La jeunesse entre espoir et scepticisme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En consacrant le thème du 23e sommet Afrique-France à la jeunesse africaine, les dirigeants africains et la France ont suscité un débat : cet " honneur " est-il la traduction d'une réelle prise de conscience des dirigeants d'Afrique et de la France sur les difficiles conditions de vie de cette jeunesse et d'une volonté manifeste d'y remédier ? Ou au contraire, ce thème n'était--il qu'une trouvaille pour " innover " et relancer une rencontre Afrique-France dont la réputation des promesses non tenues sème, de plus en plus, le discrédit sur cet espace d'envergure ? La question divise la jeunesse.

 

"Si les politiques ne s'occupent pas de la jeunesse, le vent du changement, en contexte démocratique, conduira la jeunesse à s'occuper des politiques afin que les engagements aient un sens ". Les échos de cet " avertissement " de la jeunesse africaine sont-ils parvenus à l'ensemble des dirigeants africains ? Tout porte à le croire. Selon les observateurs, le 23e sommet Afrique-France a battu le record de la représentativité : tous les pays africains (53 au total), ont répondu à l'appel.

La pertinence du message de la jeunesse africaine, transmis par la camerounaise Marie Tamafo N'Kom, ne fait l'objet d'aucun doute. Visiblement émue devant ces multiples personnalités, la porte-parole a, semble-t-il, réussi à " extérioriser " l'état d'âme de la jeunesse africaine en ces moments difficiles où le vécu de la jeunesse se résume au chômage, à la maladie, à la guerre, etc.

Le message transmis par Marie Tamafo N'Kom suscite-t-il l'espoir ? Rien n'est moins sûr, eu égard aux réactions de scepticisme des jeunes avant et après le sommet.

 

Des jeunes n'y croient plus !

" L'intervention de la jeunesse africaine à la tribune du 23e sommet Afrique-France a été trop bien préparée ". C'est ce que pense l'altermondialiste malienne Aminata Dramane Traoré au cours de l'émission " Appels sur l'actualité " de Radio France Internationale, réalisée à Bamako à la veille du sommet. Cette impression est partagée par de nombreux jeunes africains.

 

En effet, dans une autre édition de " Appels sur l'actualité " dont Marie Tamafo était l'invitée, les jeunes sont venus nombreux exprimer leur incrédulité, et donner libre cours à leur colère quant à la pertinence de cette tribune pour une amélioration des conditions de vie de la jeunesse africaine. Bien au contraire, d'aucuns pensent qu'il ne s'agit là que d'une mascarade, " une grosse plaisanterie de mauvais goût ", a souligné un jeune. Le message d'optimisme de la porte-parole de la jeunesse africaine butait contre l'argument des multiples engagements jamais honorés.

 

Un brin d'optimisme malgré tout !

La rigueur observée par la jeunesse africaine dans la préparation de leur participation au sommet traduit, si besoin en était, la dimension de son attente pour l'issue du sommet. La rencontre préparatoire de Bamako a enregistré la participation de la quasi-totalité des pays africains. Et le choix de la porte-parole s'est dégagé à la suite d'une élection libre et transparente.

La détermination de la jeunesse africaine à prendre ses responsabilités transparaît largement dans le message interpellatif adressé aux responsables africains et à la France. De quels moyens les jeunes useront pour ce faire ? Toute la problématique du sujet tourne autour de cette question. ET l'urgence d'une solution s'impose.

En attendant, un ancien ministre de la jeunesse sous le régime de Modibo Keïta suggère en substance : " Oeuvrer à maintenir et sauvegarder cet espace d'échange qui vous est désormais acquis pour vous concerter et travailler à la réalisation de vos aspirations ",.

La promptitude dans la réponse des dirigeants africains au message de la jeunesse est un signe d'espoir pour la jeunesse africaine. Et si pour une fois, les dirigeants africains créaient la surprise en traduisant leur discours par des actes concrets ? C'est au fond le rêve muet que la jeunesse africaine n'ose pas révéler

 

Maïmouna Coulibaly

 

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MOHAMED DIAKITE

Un artiste plasticien engagé

 

Entre le journalisme et l'art plastique, il n'y a qu'un pas, le support, que Mohamed Diakité franchit au gré de son humeur. Revenu au pays après quatre années d'études sur la communication en Algérie, Mohamed navigue entre sa profession (le journalisme) aux journaux le Challenger, le Banjo, à la radio Canal 2000, et sa passion (la peinture). C'est auprès de son frère aîné, artiste peintre professionnel que Mohamed Diakité a appris la peinture. Allons à la découverte d'un artiste passionné ayant à son actif plus de 200 tableaux.

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SOUMISSI

Le play-boy de la musique malienne

 

A 32 ans, Soumaïla Kanouté a tout pour plaire : séduisant, affable et d'un charisme rare. Le chouchou des maliennes le leur rend bien car il clame haut et fort : »je suis l'ami des femmes » . Sa voix griotique mélodieuse et sensuelle, inconstestablement l'une des meilleures de l'Afrique de l'Ouest, ressemble à s'y méprendre à celle de Sékouba

Bambino dont il est grand fan. Originaire de Kita , une contrée réputées dans l'art musical traditionnel du Mali,

« Soumissi » vient de faire une entrée fracassante sur le marché discographique avec son premier album intitulé :. Véritable régal, cet opus réunit les suffrages sur toutes les chaînes.

Rencontre avec le jeune prodige.

 

Grin-Grin : Bonjour Soumaïla, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Soumissi : Bonjour à tous les lecteurs du magazine Grin-Grin. Je suis particulièrement heureuse de m'adresser aux jeunes. Je m'appelle Soumaïla Kanouté, originaire de Kita Tambaga derrière le fleuve. Je suis issue d'une famille de griots. Mon grand père, Mouctar Kanouté, a été un griot célèbre à Kita.

 

G.G. : Votre incursion dans le monde de la musique a-t-elle été facile ?

Soumissi : Oui et Non. Bien qu'issu d'une famille de griots, mes parents n'ont jamais accepté que je pratique cet art. Mais j'ai commencé à chanter dès l'âge de 6 ans. Je montais sur le toit d'une case pour méditer et noyer mes chagrins d'enfants dans la chanson. Je poursuis tout simplement le cours de mon destin.

 

G.G. : Quelle est l'histoire de cet album ?

Soumissi : Il a été produit par Seydoni Mali, mais tout le travail a été fait par mon arrangeur Djessou Mory Kanté, le frère du Guinéen Manfila Kanté. C'est lui qui lui a donné à l'album toute sa couleur. Il comporte 8 titres et constitue un mélange de musique traditionnelle et moderne. L'album a été bien accueilli par les mélomanes. Toumani Diabaté m'apporte également un soutien inestimable. Nous venons d'une tournée européenne. Je dis grand merci à Djessou Mory Kanté et à Toumani Diabaté.

 

G.G. : Votre voix est une véritable perle, l'avez-vous travaillé?

Soumissi : J'ai peut être travaillé ma voix, ma grand mère me donnait des concoctions certes. Mais je dois dire que ma voix originelle était davantage plus belle. Quand j'étais encore plus petit, je pleurais moi-même en m'écoutant chanter. Les passants s'arrêtaient pour écouter mes chansons, puis prédisait à mes oncles une carrière dans la chanson. Mais en toute réaction, je recevaient des coups de fouet.

 

G.G. : Pourquoi pleuriez-vous?

Soumissi : A cause de l'émotion que dégageais ma voix. A l'époque, je sentais l'absence de mon père décédé, je n'avais aucune nouvelle de ma mère. C'est ma grand'mère qui s'occupait de moi et il y avait beaucoup de difficultés dans mes rapports avec mes oncles qui pensaient que la voie de la musique me conduiraient inévitablement au vagabondage.

 

G.G. : Quel rapport avez-vous avec Sekouba Bambino ?

Soumissi : C'est pour moi, le meilleur chanteur de toute l'Afrique. Sa voix me fait rêver et il restera mon artiste préféré. J'ai eu l'opportunité de le rencontrer à plusieurs reprises, nous avons chanté en duo. Je le contactais chaque fois qu'il venait au Mali. Mais le contact est coupé depuis un certain temps. Mes tentative pour le joindre restent toujours vaines lorsqu'il est au Mali.. Je ne sais pas pourquoi.

 

G.G. Comment voyez-vous votre avenir musical ?

Soumissi : La musique c'est toute ma vie. J'ai passé 12 années au Burkina Faso rien que pour la musique. Je souhaiterais avoir des instruments de musique pour pouvoir m'épanouir.

 

G.G. : Soumissi, c'est aussi un look, celui d'un play-boy, parlez-nous-en

Soumissi : (Sourire) Un artiste c'est la musique et le comportement vestimentaire. Je suis une maniaque sur le plan vestimentaire. Je m'habille comme je le préfère, et par bonheur le public apprécie ; tant mieux.

 

G.G. : Comment ça se passe avec les femmes ?

Soumissi : Les femmes sont mes premiers fans et mes amies. Je les adore. Mais je ne suis pas encore marié. Je souhaiterais avoir une femme compréhensive qui pourrait me soutenir dans ce métier que j'aime tant.

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LE "BIP" DES BAMAKOISES

« Biper » quelqu'un, c'est, normalement, lui signifier par un appel

téléphonique bref, le désir de lui parler. Et le plus souvent, celui qui est sollicité comprend le jeu et rappelle.

Aujourd'hui, le mot a un sens plus confus ou plus exactement surprenant pour les jeunes filles en tout cas. Jugez-en vous-mêmes.

Avec la fièvre des motos nouveautés, chacun de vous a au moins aperçu des filles (ttes) « tirées à quatre épingles » : body ou chemise « décalé coupé » mettant en relief la « beauté » de tout le bas ventre, le nombril percé auquel pend une boucle ; un pantalon new look qui laisse découvrir volontiers (c'est d'ailleurs le but du « montage ») toute la partie supérieure des fesses.

Ainsi vêtues, des filles, tels des trophées sur leur moto, entreprennent de sillonner la ville. Et la

forme de ces motos imposant une certaine

position de la part de la motocycliste, c'est bien gracieusement qu'elles offrent un spectacle à tous ceux qui ont des yeux pour voir.

Quel rapport avec le bip, me diriez-vous ? Justement, dans le jargon de cette « génération des technologies de l'information et de la communication », ces fesses exhibées signifient « biper les hommes ». Il s'agit pour les filles d'accrocher le sexe masculin de la manière la plus « impressionnante » possible. Sont-ils pour autant

impressionnés ?

Une « innovation » de taille depuis un certain temps ! Visiblement déçues du résultat de ces

« bips simples », et pour « brancher » autant d'hommes, les filles sont passées à la vitesse

supérieure. Désoramais, c'est leur numéro de

téléphone qu'elles inscrivent, sous forme de

tatouage, sur leurs fesses. Traduction : « Que l'homme qui désire.  !

Telle est la nouvelle «approche » des jeunes filles à Bamako.

Technologies de l'information et de la communication à quelle fin déjà ?

Maïmouna Coulibaly

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