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GRIN-GRIN

2006

Mois de mai

 

Article du 01-05-06

Langage de la télémessagerie

Ou le Français au pilori

« G nè pa d problèm … manq d tan ojord8, c ki m empèch d ètr avc toi... à Dm1 …»

Il ne s'agit nullement d'une erreur de frappe de l'éditorialiste, ni de l'écriture russe, encore moins de la phonétique. Mais bien de la langue française. Ce message est un extrait de tchache par sms sur téléphone portable, le nouveau langage cré à la faveur des technologies de l'information et de la communication par les jeunes.

Déclin donc des lettres d'amour interminables à travers lesquelles les garçons rivalisaient par leur talent de poètes dans le but d'épater les filles. Fini également le temps des romans-photos dont les dialogues, bien que pauvres (toujours le même vocabulaire) ont appris à de nombreux jeunes de la génération 1980-1990 comment “dialoguer entre amoureux”. Il n'était pas rare d'entendre un garçon rapporter, à son propre compte, une phrase entière d'un acteur ou auteur. Ces « exercices » autour des lettres d'amour, romans-photos, « Arlequin »..., nécessitaient déjà un effort en écriture et en lecture, toutes choses bien rares aujourd'hui.

Présentement, la tendance, c'est d'échanger le plus possible (!!!), de façon instantanée, dans un laps de temps, sans règle aucune et à moindre coût. Pour réussir ce challenge, les jeunes ont choisi de mettre entre parenthèses la beauté et le talent de la langue de Molière.

Les scolaires qui ne savent pas aligner correctement une phrase simple (sujet verbe complément) ont tout à gagner ; on mettrait leurs insuffisances au compte du style SMS. Bien avant cette télémessagerie, le français ne demeurait-il pas la bête noire des scolaires maliens ? Les matières comme la « dictée » et la « rédaction » sont là pour en témoigner, si ce n'est les communications orales quotidiennes. À ce sujet, chaque prof de français malien doit disposer d'une liste d'exemples inédits à provoquer une crise cardiaque chez un colosse reconnu cliniquement immunisé.

Ce nouveau vocabulaire vient compromettre le travail déjà éprouvant des profs de français. Nous assistons à une descente au niveau du dessous de la mer dans l'expression de la langue française, langue nationale du Mali Accrocs de ce style de dialogue, les plus jeunes pourront -ils en mémoriser l'orthographe française mise en concurrence avec celle, prisée, de la messagerie électronique ?

Ces effets secondaires des technologies de l'information et de la communication pouvaient-ils être prévenus ? Rien n'est moins sûr. De toute façon personne ne semble y prêter attention, pas même les fervents défenseurs de la francophonie. Sur ce, moi « j vou kif grav  » (je vous aime bien).

Maïmouna COULIBALY

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DIXON, RAMSES ET DJO DAMA DE “TATA POUND”

“Nous disons tout haut ce que les gens pensent tout bas”

Pour le groupe Tata Pound, "le rap n'a de sens que lorsqu'il est engagé" à dénoncer l'injustice,

la corruption, le vol et à défendre les sans voix pour une meilleure harmonie sociale. C'est fidèle à cet engagement que les trois têtes d'affiche du rap malien ont mis sur le marché discographique un album intitulé "Révolution" qui n'est pas tendre avec les tenants du pouvoir. Votre magazine à été à la rencontre du trio (Dixon, Ramses et Djo Dama) dans leur fief à Badalabougou Séma-Gexco . Dans l'entretien qui suit, ils nous évoquent tous les bruits autour de leur album.

Grin-Grin : Pourquoi aujourd'hui un album "Révolution" ?

Tata Pound : Il ne s'agit pas de la révolution dans le sens de la révolte, mais la révolution des esprits, la révolution contre la corruption, le vol, l'injustice… des maux qui minent la société malienne et qui entravent le développement.

Grin-Grin : Quel commentaire faites-vous sur cet album qui suscite quant même une certaine polémique ?

T. P. : Oui ! On a l'habitude de dire que la vérité rougit les yeux mais ne les crève jamais ; cet album reflète le quotidien des Maliens. Donc la "Révolution", c'est du Tata Pound à 100 %, c'est-à-dire, on dit tout haut ce que les gens pensent et disent tout bas.

Grin-Grin : Où avez-vous tiré votre inspiration pour cet album ?

T. P. : Les gens parlent à longueur de journée des sujets qu'on a abordés dans "Révolution" ; c'est tout ce que nous vivons et voyons quotidiennement. Tout le monde sait aujourd'hui la dérive de certains maires qui s'enrichissent dans la vente illicite de terrains à usage d'habitation. Du coup, ils oublient les populations qui les ont élues.

Grin-Grin : On a beaucoup parlé de la censure de votre album. Comment s'est-elle manifestée réellement ?

T. P. : Effectivement, le clip de "Monsieur le maire" ainsi que le titre " Yelema " ont été censurés au niveau de l' ORTM , il y a même le directeur général de l' ORTM qui a fait une intervention dans un journal de la place en qualifiant d'injurieux les titres "Monsieur le maire" et " Yelema ". Mais nous lui disons non, car dans notre tête il appartient au morveux de se moucher. Cette censure est une entrave à la liberté d'expression.

Grin-Grin : D'aucuns disent que vous avez revu la première version, qu'en dites vous ?

T. P. : Oui, il y a des séquences qu'on a revisitées parce que même les maisons de duplication hésitaient à dupliquer l'album à cause des propos véridiques assez poussés et à un moment donné ont jugé d'être flexibles pour permettre la sortie de la cassette qui était prévue pour le 15 mars. Mais à la veille de cette date, un coup de fil anonyme nous est parvenu en nous disant ‘d'enlever certains propos sinon la cassette ne va pas sortir'. Ce qui fut le cas. Donc, on était obligé d'enlever certaines séquences, mais à la limite nous nous sommes dit que c'était pas trop grave, car la version originale était déjà sur toutes les lèvres. Et c'est là notre victoire.

Grin-Grin : Aujourd'hui que feriez-vous si vous étiez attaqué sur vos convictions profondes ?

T. P. : D'abord, on ne peut pas nous interdire de parler. Nous sommes dans un pays démocratique, donc on suppose que la liberté d'expression est garantie. Dans un pays où la population est majoritairement analphabète, la mission première de Tata Pound est d'informer et de conscientiser les populations afin de contrecarrer les dérives de nos politiciens.

Grin-Grin : Selon des rumeurs, on dit que vous avez été victimes de menaces. De quelles natures sont ces menaces ?

T. P. : On a subi des menaces de mort à travers des coups de fil anonymes, raison pour laquelle on a saisi Amnesty International (organisation internationale pour la défense des droits de l'Homme), qui a estimé que la liberté d'expression est une réalité au Mali.

Grin-Grin : Il se dit aussi que Tata Pound serait corrompu par les autorités, d'où la révision de la première version de "Révolution"…

T. P. : (rires). On a même entendu que les autorités nous ont donné 47 millions pour renoncer à l'album. Si on avait reçu une somme aussi importante, on allait brûler l'album car 47 millions, ce n'est pas une petite somme !

Grin-Grin : Etes-vous prêts à défendre votre position, malgré les pressions ?

T. P. : Le jour qu'on va essayer de changer de position, il n'y aura plus de Tata Pound. On est réuni autour d'une seule conviction : la justice sociale à travers l'éveil des consciences.

Grin-Grin : Quels sont les projets de Tata Pound ?

T. P. : Nous avons une mission, que nous continuerons inch Allah. Que nos fans s'attendent à notre prochain album avant l'élection présidentielle de 2007 ! Cet album sera l'occasion, pour nous, d'adresser un message costaud aux jeunes filles qui perdent les repères de notre société or la femme est l'épicentre de toute société.

Propos recueillis par

Amadou Waïgalo

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IMMIGRATION CLANDESTINE

Le calvaire des candidats

Estimés à plusieurs milliers de personnes, les candidats à l'immigration clandestine

effectuent un véritable parcours du combattant. Semé d'embûches, le chemin qui mène à « l'eldorado » devient de plus en plus meurtrier ou plutôt suicidaire.

De source Internet, chaque jour, des dizaines de nouveaux clandestins, la plupart des jeunes gens du Mali et du Sénégal, sont appréhendés par la police et la gendarmerie mauritaniennes. Ces arrestations interviendraient en général, après leur refoulement sur la côte, leur égarement en mer ou faute de vivres. Selon la même source chaque nuit, de nombreux jeunes Africains s'entassent dans des embarcations de fortune, quittent le rivage mauritanien dans une tentative de ralliement de l'Archipel espagnol des Canaries, souvent au péril de leur vie.

Ces derniers mois, la Mauritanie est devenue le théâtre de nombreux mouvements clandestins en provenance de l'Afrique subsaharienne dont le seul but est de passer en Espagne à travers l'Archipel des Canaries. Depuis mi-mars 2006, plus 900 Africains ont réussi à rejoindre les canaries. En 2005, plus de 700 clandestins vivant dans des conditions précaires et sans minimum vital ont été rapatriés vers leur pays d'origine.

Le 15 mars 2006, les services de sécurité algérienne ont arrêté 33 Africains dans la région de Maghnia , devenue la base des sans papiers de différentes nationalités. Vu leur état de santé critique, 3 Africains sont amenés à l'hôpital pour soin, les autres sont refoulés vers leur pays d'origine. Le jour précédent, 81 clandestins avaient été appréhendés toujours dans cette région frontalière.

Comme l'Algérie, les frontières marocaines aussi enregistrent un flux migratoire qui se solde souvent par de nombreuses pertes en vies humaines. Une situation qui a conduit les autorités des deux pays, avec l'appui financier et logistique de l'Espagne, à durcir les mesures de sécurité à l'entrée de leurs frontières.

Bouclage des frontières, davantage de victimes

La grande fréquentation des frontières mauritaniennes intervient après le bouclage des voies d'accès de l'Algérie et du Maroc en fin 2005, suite à la pression de l'Union européenne. Pour « contrecarrer le fléau » de l'immigration clandestine, les autorités locales de ces pays entendent mettre en œuvre de nouvelles mesures. Elles se traduiront concrètement par des missions permanentes composées de la police et de la gendarmerie.

D'après le gouvernement mauritanien, un millier de subsahariens affluent chaque mois en vue de passer en Espagne via l'Archipel des Canaries. Pour contenir le flux migratoire vers les côtes mauritaniennes, l'Espagne préconise d'appuyer les forces de sécurité mauritaniennes dans le renforcement de la surveillance en mer.

Selon le père Jérome Otioyemi Dukuja , un prête nigérian s'occupant des clandestins en Mauritanie, le « bouclage » des côtes mauritaniennes, au lieu de dissuader les clandestins, dévieront leur trajectoire vers d'autres pays côtiers en l'occurrence le Sénégal ou le Cap Vert. Rallongeant de ce fait la distance, ces nouveaux itinéraires, estime le père Jérôme, causeront davantage de périls en mer.

Attention

au transit maritime !

L'éloquence des chiffres ci-dessus cités, non exhaustifs, ne fait pas mention des innombrables clandestins portés disparus sur les eaux maritimes, et des multiples périls du fait des difficiles conditions de vie dans le désert. Le témoignage d'un rescapé ivoirien est édifiant : au nombre de 20 candidats au départ, leur voyage s'est terminé à 7 seulement à Alger ; 5 clandestins ont été interceptés aux frontières, et les autres ont péri dans le désert.

Dans ce contexte dramatique, le choix du transit vers l'Europe par voie maritime n'expose-t-il pas la vie des candidats à l'immigration clandestine ?

L' IMMIGRATION

De la liberté à la barrière

La mobilité a toujours caractérisé l'évolution des sociétés de l'Afrique des savanes où les conditions géographiques sont favorables aux grands déplacements. A toutes les époques, pour des raisons multiples, les peuples d'Afrique se sont déplacés d'une zone à une autre. Dans cette partie de l'Afrique, la notion de frontière, telle que décrite par les Européens au compas et à l'équerre au 19e Siècle (congrès de Berlin en 1885) n'existait pas. Les grands empires du Moyen-Age et ceux de la période moderne (après 1789), n'avaient pas de limites géographiques précises. Mais ces formes de migrations sont différentes de celles introduites par l'Europe au 19e siècle. La colonisation, pour ses intérêts, traça les grands axes que les colonisés devaient suivre pour aller d'une partie à une autre du continent. Dans certains cas, ces voies suivaient la route des explorateurs et des esclaves, dans d'autres elles étaient créées de toutes pièces. Vu que l'unité était réalisée entre le Kénédougou et le Nord de la colonie de la Côte d'Ivoire, les peuples de cette région, naturellement, choisirent celle-ci comme terre d'immigration. La région du Gourma dans le Nord du Mali - le Golfe du Bénin, Togo, Dahomey, Nigeria, région de Kayes à l'intérieur du Soudan-Sénégal avec la mise en place de Dakar-Niger pour la culture de l'arachide.

La fin de la guerre 1939-1945 amena la reconstruction de l'Europe détruit et la demande en main-d'œuvre bon marché. La France et l'Angleterre, naturellement, se tournèrent vers leurs colonies d'Afrique. Ce mouvement se poursuivit massivement jusqu'aux indépendances de 1960. Chaque année, des milliers de jeunes Africains prenaient la route de l'Europe et allaient s'occuper de boulots dont les Européens ne voulaient pas : balayage des rues, travaux domestiques, etc.

Facoh Donki Diarra

Chercheur ISH

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Quand les règles sont douloureuses

Douloureuses, répétitives et parfois handicapantes, les dysménorrhées sont particulièrement fréquentes chez les jeunes femmes. Quelles sont les origines des règles douloureuses ? Quelles sont les investigations et quels traitements peut-on proposer ?

A.S. 19 ans : une période d'angoisse pour moi

Ma période menstruelle ne me surprend jamais car quelques jours avant, j'ai des sensations qui m'alertent : vertiges, nausées, mal de dos.

B.K.  : 25 ans : je tombe malade chaque mois

Quand je vis ma période, tout mon entourage le sait. Je tombe toujours malade. Je sens de violents maux de ventre qui me poussent à vomir et à ne pas manger. J'ai beaucoup de mal à me tenir debout.

T.D.  : 27 ans : Pas de douleurs mais…

Pendant mes règles, je ne sens pas de douleur, mais mes jambes deviennent lourdes, je suis mal à l'aise. Mes amis me disent toujours que je n'ai pas bonne mine.

B.C.  : 20 ans : Sans problème

Je ne rencontre pas de problème pendant mes règles. Je ne sens pas de douleur. Mais je suis consciente que je traverse une période particulière car mes mouvements ne sont pas naturels. Je fais attention au moindre geste.

Quels sont les symptômes ?

Le mot dysménorrhée représente des douleurs localisées au niveau du bas du ventre, au milieu le plus souvent, qui sont contemporaines des règles, c'est-à-dire qu'elles se manifestent soit la veille des règles, soit le jour même, et durent de 1 à 4-5 jours. Ce sont des douleurs de type crampes ou coliques, parfois assez violentes et qui obligent alors les femmes à se coucher ou à arrêter leurs activités. Elles peuvent aussi déborder le bas du ventre pour aller à droite ou à gauche et surtout dans le bas du dos, « dans les reins » comme disent les femmes. Ces douleurs s'accompagnent de symptômes assez variés : nausées, migraine, fatigue, malaise, diarrhées, vomissements, etc. Ainsi, pour certaines femmes, c'est une véritable catastrophe mensuelle. Les règles se renouvelant 14 fois par an, on comprend que cela puisse représenter une source importante d'absentéisme, soit scolaire chez les jeunes filles, soit professionnel chez les moins jeunes.

A suivre…

 

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LUTTE CONTRE L' EXCISION

Le devoir d'implication des jeunes

L'argument soutenant que l'excision contribue à la bonne éducation de la jeune fille est résolument battu en brèche par les réalités sociales actuelles. Caduque, sa pratique n'est plus qu'une amputation douloureuse, gratuite, handicapante et souvent fatale. Une pertinence qui a valu à la lutte l'alignement des défenseurs jadis irréductibles. Le bouleversement actuel du contexte socio-culturel offre aux jeunes le droit et leur impose le devoir d'adopter une posture favorable à l'éradication du phénomène. La victoire passe inévitablement par leur engagement.

 

Aujourd'hui, le maintien de la pratique de l'excision survit par sa sécularité et la force de la tradition qui la soutiennent, deux positions difficiles à fléchir à cause de la profondeur de leur ancrage dans la société. Antérieur à l'arrivée de l'islam au Mali, le phénomène est pratiqué par plus de 90 % de la population.

A l'origine, la pratique de l'excision obéissait à toute une stratégie, et différait selon l'objectif recherché. A l'Ouest du Mali, notamment chez les Soninké, Kassonké , la pratique consisterait, selon des témoignages, à obstruer l'orifice du vagin. Cette forme a pour but le retard de la sexualité de la jeune fille par le maintien de sa virginité, source de fierté familiale, jusqu'au mariage. Et à la veille de cet évènement (mariage), la jeune fille devait suivre une intervention « chirurgicale » afin de libérer le vagin.

Au Sud du pays, chez les Bambaras, Senoufo…, la pratique consiste, toujours, à l'ablation du clitoris, un organe scientifiquement reconnu sensible et érogène chez la femme. Le but recherché par ce type d'excision est la diminution du désir sexuel chez la femme, qui même mariée “n'a pas le droit” d'affirmer son plaisir. La “retenue”, au regard de la tradition, figure parmi les vertus incontournables d'une jeune fille “bien éduquée”.

De nos jours, la société, par sa politique de développement économique et culturelle, incite la jeunesse à s'outiller et s'épanouir à travers, entre autres, l'éducation. Une opportunité qui offre en même temps aux jeunes une liberté, et l'excision ne saurait constituer un mode de sensibilisation contre les déviances.

La jeunesse féminine actuelle qui a subi pour la majorité l'excision, se caractérise par une sexualité précoce et une légèreté dans les mœurs.

Le rôle « éducateur » de la pratique de l'excision, scientifiquement réprouvé, ne se justifie pas dans le contexte social actuel. La pratique apparaît désormais comme un acte de violence gratuit aux conséquences handicapantes et souvent fatale (hémorragie).

Cette réalité contextuelle, révélée grâce aux efforts des associations et mouvements de femmes, a suscité l'adhésion de plusieurs femmes, au départ, partisanes de la pratique.

L'implication des jeunes est indispensable d'autant plus que la poursuite de la lutte leur incombe en leur qualité de futurs parents, et la victoire finale par la suite.

L' Association malienne pour le suivi et l'orientation des pratiques traditionnelles (AMSOMPT) et le Comité inter-africain de lutte contre les pratiques néfastes (CIAF) se penchent sur la question. Un séminaire de formation a regroupé, du 3 au 5 janvier 2006, des jeunes de Bamako sur le thème : «Lutte contre l'excision, impliquer la jeunesse pour gagner le futur ».

Au-delà des actions de sensibilisation ciblées, les jeunes ont le devoir de s'approprier cette lutte légitime contre l'excision qui, aujourd'hui, s'avère plutôt dangereuse pour leur épanouissement.

Maïmouna Coulibaly

 

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